La série «Tschugger» rit du (Haut-)Valais. Et on rit avec.

 Imaginez l’enquêteur-star américain Magnum parler haut-valaisan… Pas besoin de chercher trop loin, une série valaisanne, en dialecte et tournée entre Dorénaz et le Simplon vient de sortir.  © DR/SRF/SSR/SKY
Cinéma
Diana-Alice Ramsauer
Journaliste RP

Une série haut-valaisanne vient de sortir sur la plateforme de streaming gratuite PlaySwiss : «Tschugger» pour « flic », en français. Mais quelle est la place du cinéma sur notre canton ? Pour quel impact économique ?


Imaginez l’enquêteur-star américain Magnum parler haut-valaisan… Pas besoin de chercher trop loin, une série valaisanne, en dialecte et tournée entre Dorénaz et le Simplon vient de sortir. Une production SRF et Shining Film AG (Zurich), en collaboration avec Sky Suisse, que l’on peut retrouver, sous-titrée, sur la plateforme gratuite PlaySwiss.

Tschugger, c’est-à-dire « flic » en français, c’est l’histoire d’un policier mal sapé, mal rasé, mal luné dans un petit commissariat de campagne haut-valaisan.
Après un coup de maître, il y a quelques années avec l’arrestation du chanvrier Bernard Rappaz, il ronge son frein, il évolue entre vol de reines d’Hérens et sensibilisation routière scolaire. Jusqu’au jour où il le sent, il tient quelque chose: une histoire de trafiquants de drogues et de mafia de la construction.

Avec beaucoup d’humour, d’autodérision, de références valaisannes, le tout dans un style années 80 très décalé, la série en cinq épisodes semble plaire.

« Le mieux, c’est que tu t’imagines le Valais comme une fête de famille. Tout le monde se connaît, on dit beaucoup de choses stupides, on ouvre volontiers deux bouteilles de vin et on mange de la raclette jusqu’à en être malade. Honnêtement, il ne se passe pas grand-chose. Mais on ne sait quand même jamais si l’oncle bizarre qui vient de rentrer de Thaïlande ne va pas soudain passer par là et se jeter sur ta cousine… »

Notre sujet sur la nouvelle série haut-valaisanne "Tschugger"

Attirer les gros tournages en Valais

Mais au-delà de cette production, le Valais cherche de plus en plus à attirer des tournages, internationaux en priorité. Pour preuve, un « film commissioner » vient d’être engagé par les autorités cantonales. Le rôle de Tristan Albrecht : faciliter, organiser et promouvoir le Valais comme terre d’accueil de production cinématographique.

L’objectif d’ici l'année prochaine et de tourner trois à quatre films par année sur le territoire cantonale. Selon une étude citée par Tristan Albrecht, pour un franc suisse dépensé par une production, c’est trois francs de revenus.

Quel intérêt pour le Valais? L'interview de Tristan Albrecht en intégralité

dar
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