La gauche veut renverser la majorité bourgeoise au gouvernement

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Keystone-ATS
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Les électeurs bernois choisissent dimanche leurs autorités. Dans la course au gouvernement, les regards se portent sur le duel opposant le maire socialiste de Bienne Erich Fehr à la centriste Astrid Bärtschi pour s'emparer du siège laissé vacant par Beatrice Simon.

Les six conseillers d'Etat en lice pour un nouveau mandat devraient être réélus, tout autre scénario serait un séisme politique. Le camp rose-vert part avec Christoph Ammann (PS), Evi Allemann (PS) et Christine Häsler (Verte) et le camp bourgeois avec Pierre Alain Schnegg (UDC), Christoph Neuhaus (UDC) et Philippe Müller (PLR).

L'intérêt se focalise sur le siège laissé vacant par Beatrice Simon (Le Centre). A gauche, on mise sur le maire socialiste de Bienne Erich Fehr pour s'emparer de ce siège et reconquérir la majorité perdue en 2016. A droite, on a choisi la centriste Astrid Bärtschi d'Ostermundigen pour maintenir le statu quo à l'exécutif.

Deux candidats du Jura bernois

Pour augmenter les chances du maire de Bienne, le camp rose-vert a renoncé à présenter des candidats dans le Jura bernois pour attaquer le siège francophone occupé par Pierre Alain Schnegg. Même s'il ne représente que 5,1% de la population du canton de Berne, le Jura bernois a droit selon la Constitution à l'un des sept sièges.

La gauche d'obédience autonomiste ne s'est toutefois pas ralliée à cette stratégie, jugeant qu'il fallait malgré tout offrir un choix aux électeurs et éviter une élection tacite du conseiller d'Etat UDC de Champoz. Elle s'est lancée dans la course au Conseil-exécutif avec le député au Grand Conseil Peter Gasser.

Cette candidature ne figure donc pas sur le ticket rose-vert, mais est portée par Ensemble socialiste (ES), un mouvement de l'après-Question jurassienne. Tout autre résultat qu'une réélection du chef de la Direction de la santé comme représentant du Jura bernois à l'exécutif constituerait une énorme surprise. Sa gestion de la crise sanitaire lui a octroyé une nouvelle visibilité.

Test avant les élections fédérales

Les élections au Grand Conseil sont scrutées avec attention, car elles ont valeur de test une année et demie avant les élections fédérales. Le canton de Berne constitue en effet une sorte de baromètre de la force électorale des partis.

Avec ses 160 élus, le Parlement bernois est fortement ancré à droite avec 46 UDC, 38 socialistes, 20 PLR, 14 Verts, 13 élus du Centre, 11 Vert'libéraux, 10 élus du Parti évangélique, 5 UDF, 2 PSA et 1 élu de l'alternative de gauche.

Gauche unie dans le Jura bernois

Pour la première fois, les socialistes du Jura bernois apparentent leurs listes. Jusqu'à présent, ils partaient divisés en raison de leurs divergences sur la Question jurassienne. Le Parti socialiste du Jura bernois (PSJB) est antiséparatiste et le Parti socialiste autonome (PSA) est autonomiste.

Mais avec le vote sur le transfert de Moutier (BE) dans le canton du Jura, la Question jurassienne est considérée comme résolue. Les listes vertes complètent cette coalition de gauche. La Constitution bernoise garantit 12 sièges aux députés du Jura bernois.

Transfert de Moutier

Un dossier qui intéresse particulièrement la minorité francophone lors de la prochaine législature est celui du transfert de Moutier. Le Conseil-exécutif négocie actuellement avec le Gouvernement jurassien un concordat intercantonal qui sera soumis au Grand Conseil puis au peuple.

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