La Fondation Domus va se doter d'un accompagnant spirituel spécialisé

Le foyer d'Ardon ©Robert Hofer
Social
Fabrice Germanier
Directeur de la rédaction

En première valaisanne, la Fondation Domus pour personnes en situation de handicap psychique va se doter d'un accompagnant spirituel spécialisé. Le sujet est sensible mais l'institution a pris ses précautions. Il n'y aura ni discrimination, ni prosélytisme.

La Fondation Domus veut mieux répondre aux attentes spirituelles de ses bénéficiaires.
De Sierre à St-Gingolph, l'institution accompagne actuellement 180 adultes en situation de handicap psychique important dont 56 dans les deux foyers d'Ardon et la Tzoumaz. Une récente introspection a fait émerger le besoin de spiritualité au rang de priorité.

La caution d'un éminent psychiatre

Avec le soutien du professeur Jacques Besson, ancien chef du service de psychiatrie communautaire du CHUV, un projet d'accompagnement spirituel a donc été élaboré.
En cours de déploiement, il prévoit trois niveaux : une sensibilisation à la prise en compte de la spiritualité destinée aux 129 collaborateurs de la fondation, une formation plus spécifique pour les employés intéressés par la spiritualité et l'accompagnement ainsi que la création, d'ici la fin de l'année ou le début 2023, d'un poste à 50% d'accompagnant spirituel spécialisé.
Une première en Valais au niveau institutionnel.

Eviter les dérives

Directeur de la Fondation Domus, Philippe Besse est catégorique : une approche spirituelle dans la prise en charge de personnes souffrant de troubles psychiques apporte à l'évidence un mieux-être. Ne pas prendre en compte cette dimension "serait clairement manquer à notre devoir". Chargée de projet, Nadia Ben-Zbir ajoute que des précautions ont été prises pour "éviter toute potentielle dérive sectaire". "On ne veut pas de prosélytisme. On ne parle pas de religiosité mais bien de spiritualité", confirme Philippe Besse.

FG
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