La diplomatie doit réagir avec la tête froide, selon Ignazio Cassis

Le président de la Confédération Ignazio Cassis "choqué" par Boutcha. Mais la diplomatie doit garder la tête froide (archives). ©KEYSTONE/PIERRE ALBOUY
Ukraine
Keystone-ATS
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"Les images de Boutcha que nous avons vues nous ont tous profondément choqués, en tant qu'êtres humains", a dit le président de la Confédération Ignazio Cassis lundi à Berne. Mais un Etat doit réagir avec la tête froide. La Suisse demande une enquête.

Il faut d'abord examiner les faits. "Nous appelons à une enquête internationale indépendante" sur les violations présumées du droit international humanitaire en Ukraine, que ce soit fait via l'ONU ou l'OSCE. La Suisse est prête à s'engager avec des ressources, des experts pour une telle enquête, a dit M. Cassis lors d'un point de presse lundi à Berne.

Appeler ces événements un crime contre l'humanité, ce n'est pas un geste politique mais juridique. Il revient à un tribunal de qualifier cette situation ainsi. On peut s'imaginer qu'il s'agisse d'un crime contre l'humanité, "mais la diplomatie doit être attentive à l'utilisation des mots", a insisté le président de la Confédération.

Les morts civils de Boutcha, éparpillés dans la rue, parfois les mains liées derrière le dos et jetés dans des fosses communes, ont provoqué une condamnation quasi unanime. Les autorités ukrainiennes et leurs alliés accusent les soldats russes d'avoir commis ces exactions tandis que Moscou rejette absolument cette thèse et parle de mise en scène de Kiev.

ATS