La convention avec l’armée s’arrête en 2031. Les riverains de l’aéroport de Sion s’en inquiètent

Les vols civils se développent à Sion mais la variante "charter" est encore trop peu présente ©dr
Aéroport
Christian Hermann
Rédacteur en chef adjoint

Ils soutiennent le développement des vols civils à Sion mais refusent un retour à une base aérienne traditionnelle. L’ARAS, l’association des riverains de l’aéroport, a tenu ses assises annuelles. Au menu : les bons rapports avec les autorités mais des inquiétudes avec le contexte militaire.

"Nous soutenons le développement des vols civils sur un aéroport de Sion parce qu’il est une nécessité pour le tourisme".
En raccourci, c’est la position de l’ARAS, l’association des riverains de l’aéroport de Sion.

Cette position, l’ARAS l’a réaffirmée vendredi soir en assemblée générale. Il faut dire qu’elle s’est clarifiée avec le temps, insistant en particulier sur des développements respectueux de l’environnement et des riverains.

"Les vols de jets d’affaire et d’hélicoptères se sont multipliés, au détriment des vols charter. 37'000 mouvements pour 25'000 passagers. Chaque vol transporte donc 1,33 passagers. Cela interpelle en termes de ratio économique et de bilan carbone" et donc on peut faire mieux et les autorités régionales et cantonales semblent prêtes à améliorer cette situation, estime Jean-Paul Schroeter, président de l’ARAS.

Des relations au beau fixe avec les autorités, relève Jean-Paul Schroeter

Pour ce qui est du rôle de l’armée, en revanche, l’association n’a pas modifié son point de vue : les restrictions d’aujourd’hui sont viables mais doivent pouvoir être reconduites à l’échéance de la convention qui a fait de Sion un d’aérodrome de décharge subordonné depuis le 1er janvier 2018 à la Base aérienne de Payerne. Le hic, c’est que cette convention porte jusqu’en 2031. "Même si la situation actuelle est très satisfaisante, nous devons nous en préoccuper aujourd’hui déjà, explique Jean-Paul Schroeter, président de l’ARAS.

Il faut s’assurer d’un futur harmonieux avec l’armée, selon Jean-Paul Schroeter

On reste aujourd’hui loin des coups de gueule des années 2000 lorsque toutes les formes de nuisances sonores étaient dénoncées. Ce qui, selon l’ARAS, n’est pas compris par ses détracteurs, regrette Jean-Paul Schroeter.

Non, l’ARAS n’est pas un groupe de mécontents cantonné autour de l’aéroport, s’insurge Jean-Paul Schroeter

L’ARAS compte aujourd’hui quelque 150 membres collectifs, des PPE, régies immobilières, établissements publics et d’hébergements, de Ardon à Sierre en passant par les coteaux des deux rives.

CH
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