Kevin Fickentscher: «Paolo Tramezzani a insufflé un vent nouveau au FC Sion»

Kevin Fickentscher ©Keystone-ATS
FC Sion
Justin Grept
Responsable des sports

Le retour de Paolo Tramezzani sur le banc du FC Sion coïncide avec le retour de Kevin FIckentscher comme gardien numéro 1. Ce dernier se livre avant la réception de GC dimanche (14h15).

Depuis son retour au FC Sion, Paolo Tramezzani a été clair: son gardien numéro 1 est Kevin Fickentscher. Le portier sédunois retrouve ainsi une place de titulaire que Marco Walker lui avait retirée le 1e août dernier, après le naufrage collectif face à Bâle au Parc Saint-Jacques (défaite 6-1). «C’est toujours une joie d’être sur le terrain» apprécie le vice-capitaine. «Ça fait du bien de retrouver la compétition et c’est chouette de pouvoir aider l’équipe en étant sur la pelouse.»

Un scénario qui se répète

Cela dit, après presque 3 mois sans compétition, le retour au jeu ne s’est pas fait sans effort. «Il fallait retrouver le rythme. Enchainer les entrainements ne remplace pas la compétition», reconnaît Kevin Fickentscher. «Il a fallu du temps d’adaptation. Mais aujourd’hui, j’ai assez d’expérience pour appréhender ce genre de situation.»

Une situation qu’il a déjà vécue par le passé. Le Vaudois de 33 ans, relégué numéro 2, avait déjà retrouvé une place de titulaire à l’arrivée d’un nouvel entraineur. Comment expliquer ce scénario répétitif? «Il faudrait poser la question aux entraineurs concernés par la décision...», rétorque le principal intéressé.  «Personnellement, je n’ai jamais changé ma façon de travailler, en m’investissant aux entrainements. Après, le choix appartient aux coaches.»

«On ne m’a pas toujours donné de raisons au moment de me reléguer sur le banc. Mais on n’a pas le choix que de l’accepter, de mettre son ego de côté.» Kevin Fickentscher 

Kevin Fickentscher avoue tout de même que perdre sa place de numéro 1 n’est jamais agréable : «ça n’a pas toujours été facile à accepter, surtout que parfois, on ne me donnait pas de raisons à cette décision. Mais après on n’a pas le choix que de l’accepter, de mettre son ego de côté. Au final, ce qui compte, c’est le bien de l’équipe et rien d’autre.» Avoir traversé ces situations lui fait encore davantage profiter de son retour dans les cages. «Bien sûr, j’ai toujours faim de matches, de compétition. Être sur le terrain, j’adore ça. Je donne mon meilleur pour qu’on retrouve des résultats positifs.»  

«Contre Bâle et Servette, on a fait deux bons matches, on a mis les ingrédients qu’il fallait, on a été généreux, agressifs, bien organisés.» Kevin Fickentscher 

Ce fut le cas dimanche dernier, avec la première victoire de la saison à l’extérieur. Une semaine auparavant, le FC Sion avait cruellement perdu contre Bâle en fin de rencontre. Le constat est unanime : depuis l’arrivée de Paolo Tramezzani, l’équipe est métamorphosée. «Son arrivée a insufflé un vent nouveau. Contre Bâle et Servette, on a fait deux bons matches, on a mis les ingrédients qu’il fallait, on a été généreux, agressifs, bien organisés», analyse le dernier rempart valaisan. «Il ne nous a pas manqué grand-chose contre Bâle et dimanche dernier à Genève, on s’est imposé logiquement et avec mérite. Mais c’est déjà derrière, il faut continuer dès ce week-end pour continuer à progresser.»

Tramezzani veut créer une unité

Reste que la rupture d’avec le FC Sion lors des dernières sorties de Marco Walker est brutale. Que s’est-il passé dans le vestiaire sédunois ? «C’est difficile à répondre. Paolo Tramezzani nous a demandé d’être nous-mêmes, de donner le maximum et de créer une unité. Je crois que ça s’est ressenti. Mais je le répète, il faut continuer de travailler. On en a déjà fait l’expérience, ça ne sert à rien de faire des beaux matches pour perdre le week-end suivant», conclut Kevin Fickentscher.
 

JG
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