Kenneth Roth va quitter l'organisation Human Rights Watch

Kenneth Roth a "mondialisé les activités de plaidoyer" de HRW en établissant des bureaux à Bruxelles, Londres, Tokyo, Sydney ou Johannesburg (archives). ©KEYSTONE/EPA/ALEXANDER BECHER
Droits humains
Keystone-ATS
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L'Américain Kenneth Roth va quitter en août l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW), qu'il a dirigée pendant près de 30 ans. Il estime sur Twitter qu'"il est temps de transmettre le flambeau".

L'avocat de 66 ans ne donne pas de raison précise à sa décision, ni ne détaille ses futurs projets. Il s'est félicité d'avoir, avec ses équipes, "construit une force de premier plan dans la défense des droits des personnes à travers le monde".

Sous sa direction, "HRW est passée d'une équipe d'environ 60 personnes avec un budget de 7 millions de dollars à un effectif de 552 personnes couvrant plus de 100 pays et doté d'un budget de près de 100 millions de dollars", écrit l'ONG dans un communiqué. En 1997, l'organisation a été colauréate du prix Nobel de la Paix pour son action contre les mines terrestres antipersonnel.

Sous son impulsion, écrit HRW, l'organisation a documenté des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité au Libéria, en ex-Yougoslavie, au Pérou. Elle a aussi joué "un rôle important dans la création de la Cour Pénale internationale (CPI) en 2001", malgré les fortes résistances des Etats-Unis.

M. Roth a aussi "mondialisé les activités de plaidoyer" de HRW en établissant des bureaux à Bruxelles, Londres, Tokyo, Sydney, Johannesburg...

En 30 ans, "Kenneth Roth s'est inévitablement fait beaucoup d'ennemis", rappelle le communiqué. "Bien qu'étant juif (et ayant un père qui a fui l'Allemagne nazie à l'âge de 12 ans), il a été attaqué pour les critiques émises par Human Rights Watch a l'égard des abus commis par le gouvernement israélien", cite HRW.

Le Rwanda a également fortement critiqué HRW après que l'organisation eut fait état de la répression sous le président Paul Kagame, et le gouvernement chinois a "sanctionné" M. Roth et l'a expulsé de Hong Kong en 2020, rappelle l'organisation.

ATS
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