«J’espère garder mes crampons dans l’armoire»: Valérie Gillioz, assistante du FC Sion féminin

Valérie Gillioz ©StefanoLuisetto
Football
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

Le FC Sion féminin est en pause hivernale pour deux mois. L’occasion de dresser le bilan de la première moitié de la saison que les Valaisannes ont bouclé à la 7ème place de Ligue B.

Promue en juin dernier, la formation valaisanne a découvert cette saison la réalité de la deuxième division helvétique, son nouveau calendrier – calé sur les pauses internationales et ses nouvelles exigences qui s’éloignent un peu du football amateur. Jusqu’ici le défi est plutôt bien relevé, puisque le FC Sion féminin a bouclé la première moitié de l’exercice au 7ème rang, avec 5 points d’avance sur Küssnacht, qui ferme la marche.

Valérie Gillioz omniprésente

Dans le sillage de sa promotion, l’équipe sédunoise s’est offert un sérieux lifting en coulisses, avec un comité dédié et un plus grand appui de l’Olympique des Alpes qui chapeaute le FC Sion.

« C’est le moment pour moi d’arrêter. Je sens que je suis plus utile au bord du terrain. » Valérie Gillioz

Parmi les personnes engagées au sein de ce projet, on trouve Valérie Gillioz, ancienne joueuse du Servette FC, qui occupe diverses casquettes. « à la base, j’étais surtout là pour renforcer la structure et pour encadrer les joueuses, précise l’ex-footballeuse de Ligue A. Toutefois, les aléas du football ont fait que j’ai remis les crampons mais cette fois je compte bien les laisser dans l’armoire. C’est le moment pour moi d’arrêter. Je sens que je suis plus utile au bord du terrain. »

Travailler sur la base déjà existante

Enseignante au cycle d’orientation de Leytron, Valérie Gillioz s’investit, dans le temps qui lui reste, à tous les niveaux pour faire progresser le FC Sion féminin. Comme joueuse lors du premier tour, mais surtout comme assistante et en tant que membre du comité.

« Il faut obtenir des résultats rapidement mais aussi prendre son temps pour monter une structure capable de durer. » Valérie Gillioz

Elle admet qu’il reste beaucoup de travail à fournir malgré ce qui avait été fait précédemment. « On est au début d’une belle histoire, poursuit-elle. Avec une équipe en Ligue B, c’est un grand changement pour tout le Valais. Nous aurons plus de joueuses de qualité et cela profite à tout le canton. La difficulté c’est de travailler sur les deux tableaux car il faut obtenir des résultats rapidement mais aussi prendre son temps pour monter une structure capable de durer. »

Le football féminin valaisan fait sa révolution

Pour alimenter une équipe en Ligue B, il faut en effet augmenter le réservoir de joueuses disponibles. Et surtout il faut les former, leur faire passer un cap, car la différence de niveau se fait rapidement sentir lorsqu’on passe d’une équipe junior, voire du football amateur, à la deuxième division nationale. « Il y a beaucoup de filles qui jouent en Valais, constate Valérie Gillioz, mais jusqu’à maintenant elles ont évolué en grande majorité dans le football amateur. Certaines ne sont pas encore prêtes à faire le saut. » Autre difficulté, la topographie spécifique du canton. « On ne peut pas demander à une joueuse haut-valaisanne de 15 ans de venir trois fois par semaine s’entraîner à Sion. On doit s’adapter à cette réalité. »

Consciente des défis qui l’attendent, Valérie Gillioz espère garder ses crampons bien rangés et se concentrer sur ses autres missions, comme le développement des futures équipes M15 et M17 du FC Sion féminin. Un FC Sion féminin qui est en pause actuellement. Les Sédunoises effectueront un camp d’entraînement début janvier et reprendront le championnat de Ligue B dans le courant du mois de février.

Retrouvez ci-dessous notre entretien avec Valérie Gillioz

HDC

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