Jean-Marie Lovey a rencontré les aumôniers de l'Hôpital Riviera-Chablais

Jean-Marie Lovey, évêque du Diocèse de Sion, avec une patiente lors de sa visite pastorale à l'Hôpital Riviera Chablais © Hôpital Riviera-Chablais
Aumônerie
Nathalie Terrettaz
Journaliste RP

L'évêque du Diocèse de Sion était en visite ce jeudi à l’Hôpital Riviera-Chablais. L’occasion de rappeler l’importance de la dimension spirituelle dans les soins apportés aux malades et à leur entourage. Un service assuré quotidiennement par une équipe de huit aumôniers.

A l’Hôpital Riviera Chablais, l’aumônerie est un partenaire privilégié dans la prise en charge des patients. Jean-Marie Lovey, évêque du Diocèse de Sion dont dépend le site de Rennaz, l’a rappelé ce jeudi lors de sa visite.

Présence quotidienne

Il a également souligné l’importance pour un hôpital d’offrir une prise en charge spirituelle, peu importent les croyances. «A l'hôpital, les personnes sont confrontées à la souffrance, à la maladie. Il y a de l'angoisse, des interrogations, la proximité de la mort parfois. Donc des questions assez fondamentales, qui relèvent de la dimension spirituelle», rappelle Jean-Marie Lovey.

«Renoncer aux urgences pour accompagner celui qui est resté au bord de la route. On ne sauve pas à distance.» Mgr Jean-Marie Lovey, évêque du Diocèse de Sion

L'évêque a aussi rencontré les aumôniers qui assurent une présence quotidienne au sein de l’hôpital. «Nous sommes une équipe oecuménique, protestants, catholiques, il y a des laïcs, des pasteurs, des diacres, des prêtres», précise Vincent Lafargue, aumônier responsable de l'Hôpital Riviera-Chablais.

Ecoute inconditionnelle

«Nous visitons indifféremment chaque patient, quelle que soit sa religion ou ses croyances. Avant tout, l'aumônier est là pour écouter la personne, la rejoindre dans ce qu'elle vit, dans sa maladie, sa souffrance. Nous proposons une écoute inconditionnelle et un accompagnement.» Les aumôniers sont également à disposition du personnel soignant. Et la demande est très forte, et serait même en augmentation, selon Vincent Lafargue.

«Dieu s'invite quand on entre dans une chambre. Mais nous respectons les croyances de chacun.» Vincent Lafargue, aumônier responsable de l'HRC

Si l’aumônerie fonctionne bien aujourd’hui, sa mise en place a impliqué plusieurs collaborations. D'anciens hôpitaux rassemblés sur un seul site, deux cantons impliqués, ainsi que les églises catholiques et protestantes concernées: le défi était de taille. Mais il semble fonctionner, selon Vincent Lafargue. «Plusieurs sites projettent de vivre la même chose que Rennaz, en rassemblant à un seul endroit plusieurs anciens hôpitaux. Ils regardent notre expérience pour en tirer profit, car ils voient que cela fonctionne plutôt bien. La collaboration entre cantons et entre églises est ici vraiment essentielle.»

Avec 3,3 équivalents plein-temps, 8 aumôniers assurent une présence quotidienne à l’HRC. L'aumônerie est financée à 2/3 par des subventions publiques, et un tiers par l’Hôpital Riviera-Chablais.

L'équipe d'aumônerie
Huit aumôniers, soit trois laïcs catholiques, deux pasteures réformées, une diacre réformée et deux prêtres catholiques, assurent une présence quotidienne. Mais aussi, via un système de piquets de nuit, une réponse 24h / 24h aux demandes urgentes. L'équipe intervient sur tous les sites de l'Hôpital Riviera-Chablais, et dès cet automne également à Monthey.
L’élaboration de la convention pour la création d’un service d’aumônerie œcuménique à l’Hôpital Riviera-Chablais a été signée en octobre 2016. Elle a été faite entre le diocèse de Sion, l'Eglise catholique du canton de Vaud, les églises évangéliques réformées du Valais et de Vaud, et la direction générale de l'HRC.
NT

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