Il faut tirer les leçons de la pandémie, dit le président de l'USS

Pierre-Yves Maillard appelle les hôpitaux à s'organiser comme les pompiers ou la police, afin d'être prêts à intervenir en cas de problème (archives). ©KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Coronavirus
Keystone-ATS
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Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard appelle la Suisse à tirer les leçons de la pandémie due au coronavirus. Il ne comprend pas comment le coûteux système de santé suisse a pu être à l'arrêt avec 300 patients atteints de Covid-19 aux soins intensifs.

Lors de la première vague du virus, au printemps 2020, la Suisse a augmenté le nombre de lits en soins intensifs à quelque 1300, remarque le président de l'Union syndicale suisse (USS) dans un entretien diffusé mercredi par la Neue Zuercher Zeitung.

Cela a été possible grâce à la réaffectation de personnel dans les hôpitaux, ajoute-t-il. "Les capacités nouvellement créées n'ont pas toutes été utilisées, car le taux d'occupation des patients Covid-19 était plus bas que prévu".

Comme les pompiers ou la police

Lors de la deuxième vague en hiver 2020, les capacités n'ont pas été augmentées à cause du financement, constate M. Maillard. "Les hôpitaux n'auraient pas su qui aurait dû payer s'ils avaient tenu le personnel prêt et s'étaient préparés à un afflux de patients. Cela doit changer de toute urgence".

Pour le conseiller national, les hôpitaux doivent s'organiser comme les pompiers ou la police, afin d'être prêts à intervenir en cas de problème. "Les cantons devraient mettre à disposition une équipe de réserve rémunérée, qui interviendrait en cas de forte affluence".

Il estime en outre que le nombre de places en soins intensifs doit être coordonné au niveau national. Pour cela, il faut une solution de financement intercantonale et nationale, martèle le socialiste vaudois. Une telle réglementation a été inscrite dans la loi Covid-19, selon lui.

L'ancien ministre vaudois de la santé donne une bonne note au Conseil fédéral pour sa gestion de la crise. Les mesures de soutien exigées par l'USS ont été essentielles, note-t-il. "Ce n'est qu'ainsi que les dommages économiques et sociaux ont pu être atténués".

ATS