Grève pour l'avenir: travailler moins pour vivre mieux

La mobilisation a été relativement modeste, en comparaison par exemple aux précédentes marches pour le climat. ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI
Climat
Keystone-ATS
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La Grève pour l'avenir a rassemblé plusieurs centaines de manifestants samedi dans une dizaine de villes de Suisse. Avec partout la même revendication: travailler moins pour protéger le climat et améliorer la qualité de vie.

"C'est une revendication de convergence, notre plus petit dénominateur commun", explique Alexis Dépraz, l'un des membres vaudois de la Grève pour l'avenir. Cette coalition regroupe depuis fin 2020 des organisations écologistes, féministes ou encore syndicales.

La réduction du temps de travail permet d'agir "à plusieurs niveaux", continue le militant, interrogé par Keystone-ATS. Il estime qu'en travaillant moins (mais sans perte de salaire), il serait possible de limiter la surproduction nuisible à l'environnement, réduire le stress au travail, tendre vers le plein-emploi ou mieux répartir les tâches entre les femmes et les hommes.

Pour amener dans la rue cette thématique, qui sera déclinée sous différentes formes dans les mois à venir, la Grève pour l'avenir a organisé plusieurs activités samedi dans une dizaine de villes du pays, entre tenue de stands et manifestations.

A Lausanne par exemple, ils étaient environ un demi-millier à partir vers 15h00 de la place de la Riponne pour un circuit au centre-ville. Plusieurs discours ont été prononcés au cours de la manifestation, en lien avec la réduction du temps de travail, mais aussi sur d'autres thèmes d'actualité, comme la guerre en Ukraine.

Partout en Suisse

Un peu plus tôt à Genève, près de 250 personnes ont marché depuis la place Lise Girardin jusqu'à La Rotonde du Mont-Blanc. Comme à Lausanne, les manifestants ont défilé derrière une banderole de tête où il était écrit: "Travailler moins, polluer moins, vivre mieux."

La plupart des slogans étaient en lien avec la crise climatique, à l'instar des habituels "1, et 2 et 3 degrés, c'est un crime contre le monde entier!" ou encore "A ceux qui veulent polluer le monde: le monde est en résistance".

Le nucléaire était fustigé par de nombreuses pancartes: "La sortie du nucléaire et les engagements climatiques vont de pair". Des manifestants ont aussi appelé à plus de justice sociale, tandis que les banderoles syndicales figuraient en bonne place dans le cortège.

D'autres manifestations ont été organisées simultanément en Suisse, par exemple à Neuchâtel et Delémont. Côté alémanique, ils étaient environ un millier à défiler au centre-ville de Zurich.

Mobilisation modeste

Ces différents rassemblements ont toutefois été loin de mobiliser autant que par le passé, par exemple lors des grèves pour le climat. "Il est effectivement difficile de remobiliser les gens après le Covid-19", a reconnu Thomas Bruchez, l'un des organisateurs.

"A cela s'ajoute le contexte lié à la guerre en Ukraine qui prend à juste titre beaucoup de place. Il y a une certaine fatigue des militants", a-t-il relevé.

ATS
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