Giona A. Nazzaro: "le cinéma est pour toute la communauté"

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FIFF Fribourg
Keystone-ATS
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Le directeur artistique du Festival du film de Locarno, Giona A. Nazzaro est invité au Festival International du Film de Fribourg (FIFF) comme membre du jury pour la compétition internationale de longs métrages. Keystone-ATS l'a rencontré.

Giona A. Nazzaro espère "que le FIFF, qui en est à sa 36e édition, continue à maintenir cet extraordinaire enthousiasme". Pour lui, "la caractéristique la plus importante de ce festival est sa capacité à impliquer la ville entière: on voit des enfants, des personnes âgées et beaucoup de jeunes dans les théâtres."

Parmi les films en compétition internationale du FIFF, "ceux que j'ai vus me plaisent beaucoup et suscitent l'intérêt d'autres festivals". Le verdict tombera samedi soir.

Un cinéma pour tous

Le Festival du film de Locarno est deux fois plus ancien que le FIFF: il est né à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1946. Selon son directeur, "le cinéma est un événement qui concerne toute une communauté".

Pour Giona A. Nazzaro, "il n'y a rien de plus beau que le moment où, à Locarno, à l'aube, le rideau se lève sur la Piazza Grande". Il compare ce moment à la scène du film "I Clown" de Fellini, lorsque le jeune Fellini "voit arriver une caravane et que soudain un rideau se lève".

"Ce qui m'a attiré dans le cinéma, c'est le principe de plaisir", poursuit le directeur artistique. "Aujourd'hui encore, tant lorsque je travaille à la sélection des films avec mon équipe pour Locarno que lorsque je vois des films parce que j'ai le privilège de faire partie d'un jury, la première chose que j'essaie de faire est de m'amuser, au sens étymologique strict", explique-t-il.

Il croit "beaucoup à la ligne éditoriale des festivals". "Pour moi, il est important, quand on va au théâtre, d'oublier tout ce que l'on sait", poursuit-il,

Cinéphile depuis l'enfance

Sa passion pour le cinéma a commencé dès son enfance: "je conservais les talons de billets dans un petit carnet et pour ne pas oublier les films, je notais de petites choses". "Je ne pense pas qu'il y ait eu un jour où le cinéma ne m'a pas fasciné", dit-il.

Giona A. Nazzaro, 57 ans, est né et a grandi à Zurich: "je parle encore le suisse allemand". Son père travaillait comme ingénieur technique chez Brown, Boveri & Cie à Oerlikon (ZH) "puis il a gagné un concours pour l'école publique en Italie et nous sommes revenus".

ATS
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