Gilles Mottiez 17ème des Européens: «À chaud, il y a de la déception»

Gilles Mottiez ©Keystone-ATS
Cyclocross
Christophe Moreillon
Journaliste sportif RP

Gilles Mottiez a manqué de peu l’objectif qu’il s’était fixé à l’heure d’aborder ses troisièmes championnats d’Europe de cyclocross. Alors qu’il visait une place dans le top 15, le coureur de Collonges a dû se contenter du 17ème rang dimanche en Belgique.

Gilles Mottiez ne cachait pas ses ambitions au moment d’aborder les troisièmes championnats d’Europe de cyclocross de sa carrière. Le coureur de Collonges nous le disait il y a quelques semaines: il visait une place dans le top 15 lors de ce rendez-vous organisé sur le parcours belge de Namur. Objectif manqué de peu pour lui qui a dû se contenter du 17ème rang dimanche.

«J’étais aux portes du top 10 avant de manquer de jus sur les trois derniers tours.» Gilles Mottiez

Joint par téléphone quelques heures après ce rendez-vous qui était entouré en rouge dans son agenda, le Valaisan ne le cache pas: «À chaud, il y a de la déception. Le sentiment à l’heure actuelle est mi-figue, mi-raisin. J’ai fait une grosse première partie de course. Peut-être même trop grosse.» Durant une bonne partie de l’épreuve, Gilles Mottiez tenait son rang parmi les quinze meilleurs. «J’étais même aux portes du top 10 avant de coincer un peu sur la fin. La course a été longue et j’ai manqué de jus dans les trois derniers tours. Au final, je termine à une quinzaine de secondes de mon objectif et pour le moment, je me dis que j’aurais pu mieux faire. Mais je prends aussi ça comme une motivation pour la suite.»

Des conditions climatiques changeantes

À 26 ans, l’athlète de Collonges a emmagasiné de l’expérience ce week-end. En se frottant à ses adversaires mais aussi à des conditions climatiques particulièrement changeantes. «Vendredi, c’était un chantier, c’était très boueux. Samedi, les conditions ont tourné avec du soleil et du vent qui ont asséché le parcours», explique-t-il. «Lorsqu’on est arrivé dimanche pour la course, les conditions étaient très roulantes, très rapides. Je n’avais jamais vu ça à Namur. Et soudain, la pluie a recommencé à tomber pour rendre à nouveau le tracé très glissant et piégeux. Par endroit, c’était presque du VTT. Mais c’est quelque chose qui nous convient bien aux coureurs suisses.»

«On a montré que l’équipe de Suisse avait un niveau très élevé.» Gilles Mottiez

Pour preuve, si les Belges et les Néerlandais ont dominé les débats et trusté les premiers rangs, les Helvètes n’ont pas manqué de s’illustrer. Cinq d’entre eux se sont hissés dans le top 20, dont deux parmi les dix premiers. «On a montré que l’équipe de Suisse avait un niveau très élevé», affirme Gilles Mottiez. «Kevin (ndlr: Kuhn, 5ème) et Timon (ndlr: Rüegg, 10ème) se sont battus avec les meilleurs jusqu’au bout. Loris Rouiller intègre le top 15 et moi j’en sors juste alors que Johan Jacobs prend la 19ème place pour son retour en cyclocross après quatre ans. La densité de cette sélection est très importante et ça fait plaisir à voir.»

Coéquipiers en équipe nationale et pas seulement

Coéquipiers en équipe nationale, Timon Rüegg, Loris Rouiller et Gilles Mottiez le sont aussi au sein du Cross Team Legendre. «Avec Loris, on se connaît depuis très longtemps. Même s’il est plus jeune que moi, on a souvent été sur des courses ensemble», relève le Valaisan. «Timon, j’ai appris à le connaître depuis mon arrivée au sein du Team il y a un an et demi. On est tout le temps ensemble, on partage souvent la même chambre d’hôtel. Peu importe les courses, on est tous là pour donner des conseils aux autres.»

«Mon fan’s club, ma famille, ils étaient tous là avec des drapeaux valaisans et des cloches. Ils ont mis une ambiance de fou qui m’a porté.» Gilles Mottiez

Pour performer durant ces Européens de Namur, les Helvètes ont donc pu s’appuyer sur leur solidarité mais aussi sur le soutien de leurs supporters, présents en nombre en Belgique. «C’était clairement l’une des courses les plus stimulantes de ma carrière», assure Gilles Mottiez. «Il y avait tellement de monde partout, dans chaque dévers, chaque passage technique, aux abords de la ligne de départ, c’était incroyable… Mon fan’s club, ma famille, ils étaient tous là avec des drapeaux valaisans et des cloches. Ils ont mis une ambiance de fou. À chaque passage devant eux, je me suis senti porté.»

Deux étapes de Coupe du Monde à venir

Quelques heures plus tard, la pression n’était pas encore retombée et une certaine fatigue se faisait sentir chez celui qui est resté en Belgique pour y disputer deux manches de Coupe du Monde ces deux prochains week-ends. «Ne pas avoir à rentrer au beau milieu de la nuit en Suisse, ça fait du bien», relève-t-il. Le prochain gros rendez-vous de sa saison est fixé au début février avec les Mondiaux aux Pays-Bas. «À court terme, mon attention se fixe sur ces deux prochaines manches de Coupe du Monde. Je veux profiter de ma bonne forme du moment. Avant les Mondiaux, il y aura encore les championnats de Suisse. Ce rendez-vous de début février est encore loin dans mon esprit. Je sais que pour y être, il faut que je sois performant sur toutes les courses qui viennent avant.»

CM
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