On frise désormais les 2.-/litre à la colonne. La faute aux coûts du pétrole et des transports

Christian Hermann
Rédacteur en chef adjoint

Frs 1.86 l’essence… Frs 1.90 le diesel et on franchit les 2 francs pour les carburants dits améliorés. Le plein à la colonne commence à alléger sérieusement les porte-monnaie ces dernières semaines. D’abord parce que le prix du baril grimpe en flèche.

En à peine deux mois, le prix du baril de pétrole est passé de 65 à 85 dollars sur les marchés internationaux. Et c’est évidemment là que se fournissent les négociants en carburants et les réviseurs de citernes du canton, explique Yvan Maistre, président d’Oil-Cit Valais-Wallis, leur faîtière.
D’où la nécessité de suivre au quotidien l’évolution des prix pour « tomber au bon moment » et limiter la casse car chaque franc payé en plus se répercute à la colonne.

Des facteurs qui alourdissent le tarif à la pompe

Le prix de la matière première n’est évidemment pas le seul élément qui influence le prix. D’abord les taxes fixes de la Confédération se calculent à 80 centimes par litre de sans plomb et 84 pour le diesel. Ensuite, ce brut ou raffiné, il faut encore l’acheminer vers les stations-services ou les citernes à mazout, ce qui explique, selon Yvan Maistre, les différences de prix entre les régions et les stations-services, y compris celles d’une même enseigne.
Si ces jours on paie environ un franc 90 le litre de votre sans plomb à Sion, il y a fort à parier qu’il n’aurait pas dépassé 1,75 à St-Maurice ou à Rarogne. Et pour expliquer ces écarts, concentrés par région, pas question d’imaginer des éventuels accords entre distributeurs, même entre voisins, explique Yvan Maistre. Chaque prix est calculé au plus près et la marge de manœuvre des distributeurs directs se limite à quelques centimes par litres, conclut l’Hérensard.

LEs tarifs affichés font plus que flirter avec la barre des 2.- le litre
CH
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