Fanny Smith n'est pas rassasiée

Fanny Smith a toujours le feu sacré. ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON
Skicross
Keystone-ATS
Keystone-ATS

La saison de skicross commence en Chine par les épreuves préolympiques. En Asie, Fanny Smith va se lancer dans un 15e exercice avec une motivation toujours intacte.

Heureusement que Fanny Smith jouit d'une solide expérience et qu'elle sait s'adapter. Parce que voyager en Chine en ce moment n'est pas de tout repos. "On est arrivé lundi matin et on a dû attendre 8 heures à l'aéroport, explique-t-elle. Il faut ensuite ajouter 5 heures de bus et une heure à attendre dedans, ce qui fait qu'on a pu aller en chambre vers 23h30/minuit, mais l'hôtel est génial."

Reste que les athlètes sont testés tous les jours, même lorsqu'ils sont doublement vaccinés. "Ils sont en mode cosmonaute, précise la championne du monde 2013. On ne voit pas leurs yeux." Et pour conserver le contact avec l'Europe, il vaut mieux utiliser un VPN, car le régime chinois et les réseaux sociaux occidentaux ne sont pas copains.

Le plaisir avant tout

Avec 29 victoires de Coupe du monde à 29 ans, Fanny Smith pourrait tout à fait se sentir rassasiée. Or ce mot ne trouve pas d'écho dans la vie de la Vaudoise. Sur le circuit depuis 2008, la Villardoue conserve finalement la même passion qu'à ses 16 ans au moment de débarquer parmi les pros.

"J'ai toujours énormément de plaisir, glisse-t-elle au téléphone depuis le site olympique. Mais je me mets une immense pression." Une pression conditionnée par son caractère perfectionniste. Et cette pression induit forcément de grands objectifs, surtout lors d'une saison olympique. "Après, c'est toujours intense au moment de faire les premières courses, relève celle qui a remporté le bronze à Pyeongchang en 2018. Mais c'est clair que les JO sont importants. Seulement c'est une course d'un jour avec énormément de paramètres qui entrent en jeu. Je vais faire en sorte de mettre un maximum de bons points de mon côté, mais il faut aussi se dire que l'on ne maîtrise pas tout."

L'une des choses que les athlètes ne peuvent pas maîtriser, c'est la météo. Et sur le site olympique, le vent pourrait jouer un rôle considérable. En contact avec Alex Fiva, Beat Feuz relevait dernièrement que le Grison l'avait déjà "mis en garde" sur les sautes d'humeur d'Eole. "C'est effectivement l'une des composantes majeures à prendre en compte, appuie Fanny Smith. Il y a beaucoup de vent. Les organisateurs ont placé des bâches pour minimiser son impact, mais on a vu durant les qualifications jeudi qu'entre les dix premières qui avaient du vent et les suivantes, c'était bien différent."

ATS
Catégories
Les articles les plus lus