Ethiopie: l'ex-procureure de la CPI va présider l'investigation

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Droits humains
Keystone-ATS
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L'ex-procureure générale de la CPI Fatou Bensouda va présider la Commission des droits humains sur l'Ethiopie, chargée de l'investigation sur les abus liés au conflit. Elle a été nommée mercredi à Genève par le président du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

La Gambienne a oeuvré à la Cour pénale internationale (CPI) de 20212 à 2021. Elle sera accompagnée dans son mandat à la commission par l'avocate kényane Kaari Betty Murungi et par l'Américain Steven Ratner, un ancien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Cette instance indépendante avait été lancée en décembre dernier par le Conseil des droits de l'homme. Elle devra se pencher sur les accusations de violations des droits humains et du droit international humanitaire (DIH) depuis le début du conflit en Ethiopie il y a près d'un an et demi, notamment au Tigré.

Et elle doit rendre son rapport pour la session du Conseil qui débutera en septembre prochain. Elle succède à l'investigation menée par le Haut-Commissariat aux droits de l'homme et la Commission éthiopienne des droits de l'homme. Il y a quelques mois, ces deux entités avaient dit que des actes équivalant à des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre avaient été perpétrés.

Les violences vont d'exécutions extrajudiciaires, surtout d'hommes, à de la torture en passant par des déplacements forcés ou des abus sexuels. Malgré des réserves, le gouvernement éthiopien avait promis d'appliquer les recommandations de ces entités, contrairement aux séparatistes du Tigré et à son homologue érythréen.

En raison des affrontements depuis près d'un an et demi dans trois régions du nord du pays, plus de deux millions de personnes ont été déplacées ou sont réfugiées. Et des centaines de milliers sont confrontées à des conditions proches de la famine, selon l'ONU.

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