EPFL: de l'eau potable grâce à un filtre solaire

Le prototype de purificateur d'eau mis au point à l'EPFL pourrait permettre un accès à l’eau potable dans les endroits peu peuplés et reculés. ©László Forró/EPFL
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Keystone-ATS
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Des scientifiques de l’EPFL ont mis au point un filtre de purification de l’eau très efficace et fonctionnant uniquement à l’énergie solaire. Ce prototype pourrait permettre un accès à l’eau potable à large échelle et dans des endroits reculés.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au moins 1,8 milliard d’individus consomment de l’eau contaminée par des excréments. D’ici 2040, la majeure partie du monde sera confrontée au stress hydrique, a indiqué mardi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.

Une équipe de scientifiques dirigée par László Forró a eu l'idée de développer un filtre de purification de l’eau qui combine des nanofils de dioxyde de titane (TiO2) et des nanotubes de carbone alimentés uniquement par la lumière du soleil.

Les scientifiques ont d’abord montré que les nanofils de TiO2 seuls peuvent purifier efficacement l’eau en présence de soleil. Mais entrelacer les nanofils avec des nanotubes de carbone forme un matériau composite qui ajoute une couche supplémentaire de décontamination par pasteurisation de l’eau, ce qui élimine les agents pathogènes humains tels que les bactéries et les grands virus.

Bactéries et micropolluants

Lorsque la lumière UV frappe le filtre, ce dernier est amené à produire un groupe de molécules appelées dérivés réactifs de l'oxygène, connues pour éliminer efficacement les agents pathogènes. Les chercheurs ont testé leur dispositif avec la bactérie fécale E. Coli, la référence pour les études sur la survie des bactéries, mais il pourrait fonctionner sur d’autres bactéries pathogènes, selon eux.

Les résultats sont également jugés prometteurs pour l’élimination des micropolluants, tels que les pesticides, les résidus médicamenteux et les produits cosmétiques.

"Notre prototype peut permettre d’avoir un accès à l’eau potable dans les endroits peu peuplés et même reculés, et pourrait être facilement déployé à grande échelle", conclut László Forró, cité dans le communiqué. Ces travaux sont publiés dans la revue npj Clean Water.

ATS
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