Des écoliers vaudois jouent aux astronautes au fort de Champex (VS)

La mission Petit Prince s'étale sur trois jours et se déroule principalement dans le fort militaire de Champex (VS). ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON
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Keystone-ATS
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Des écoliers vaudois jouent actuellement aux astronautes dans le fort militaire de Champex (VS). La mission qu'ils ont acceptée: ramener un astéroïde sur Terre pour exploiter ses minéraux.

Ils sont une quinzaine d'enfants, âgés de huit ans et vêtus de combinaisons spatiales pour l'occasion, à se déplacer dans les 600 mètres de galeries creusées dans la montagne. Durant trois jours, soit jusqu'à vendredi, ils mangent des aliments lyophilisés et font de leur mieux pour mener à bien cette mission Petit Prince qu'ils préparent depuis neuf mois.

Au cours de leur aventure, ils glanent notamment des échantillons de glace et de pierres de Champex. Et une vraie petite astéroïde prêtée par un musée genevois a été cachée dans les couloirs du fort.

L'idée est "de valider les connaissances scientifiques acquises durant l’année scolaire", explique jeudi à Keystone-ATS Olivier Delamadeleine directeur d'une école privée à Ecublens (VD) qui a lancé cette aventure. Et des connaissances, ils devraient en avoir plein leurs sacs à dos.

Avant de partir en mission, l’équipage s’est préparé en suivant des cours aussi bien en physique, en mathématiques ou encore en robotique. Ils ont aussi passé une série d’évaluations et assisté à des workshops avec l’astronaute suisse Claude Nicollier et des consultants de l'association Space@yourService de l'EPFL dont Chloé Carrière. Celle-ci avait notamment réalisé une mission analogue sous le col du Grimsel en créant la copie conforme d'une station lunaire.

Des petites missions dans la grande

Cohabiter dans un espace clos, travailler en équipe, faire preuve d’adaptabilité et d’autonomie font partie, entre autres, des défis que les enfants devront relever pour assurer la réussite de leur mission. Outre sa dimension pédagogique, c'est aussi une "aventure humaine hors du commun", résume Olivier Delamadeleine.

En sortant les écoliers de leur zone de confort pour les mettre dans une zone d'apprentissage, "on essaie de les amener à obtenir des petites victoires, pour renforcer au final leur confiance en eux", détaille le directeur. Car chacun à sa petite mission au sein de la grande.

Et puis, les enseignants ont aussi abordé avec les écoliers la question de savoir "de quelle manière on allait partager ces terres rares qui valent extrêmement cher. Est-ce qu'on allait les garder pour nous ou les partager avec le reste de l'humanité?", raconte aussi Olivier Delamadeleine. Pour y répondre, ils ont rédigé une charte éthique qui sera envoyée à l'UNESCO.

ATS
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