Des députés en faveur de jours "joker" pour les élèves valaisans

Des députés demandent quatre jours-joker par an ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI
Scolarité
Sandrine Rovere
Rédactrice en cheffe adjointe

Disposer de quatre demi-journées par année à prendre sans avoir à se justifier. C'est ce que demande un groupe de députés dans une motion au Grand Conseil.

Quatre demi-journées de congé en plus pour les élèves valaisans. C’est ce que demande un groupe de députés au Grand Conseil dans une motion qui a été déposée juste avant les fêtes de fin d’année.

A leur tête, la démocrate-chrétienne chablaisienne Delphine Michaud. Elle plaide en faveur de ces « jours joker » que les parents pourraient demander sans avoir à en justifier le motif.

«C'est vraiment pour donner une bulle d'air, de la souplesse et un peu de liberté»Delphine Michaud, députée PDC de Troistorrent

Pour la députée, il s’agit avant tout de donner un peu plus de souplesse aux parents. Elle pense surtout à ceux qui ont des horaires irréguliers, dans le tourisme, la santé ou le social. Et pour qui il est parfois difficile de prendre des vacances à Noël ou Nouvel An, en même temps que leurs enfants. L'interview de Delphine Michaud :

Un peu plus de souplesse pour les parents

Motion soutenue dans plusieurs partis

Delphine Michaud est soutenue dans cette démarche par des représentants issus de divers partis, comme le chef du groupe démocrate du centre Grégory Logean et la socialiste Patricia Constantin.

Les cosignataires précisent que cette démarche n'est – de loin – pas unique en Suisse. En effet, une quinzaine de cantons en Suisse alémanique l'appliquent déjà depuis de longues années. Le Jura les a rejoints en 2010 et Fribourg pourrait faire de même à la prochaine rentrée.

En Suisse alémanique, «ça se passe super bien, ils voient qu'il n'y a pas d'excès»Delphine Michaud, députée PDC de Troistorrent

Une procédure déjà appliquée en Suisse alémanique

Equité de traitement

Pour elle, l'introduction de ces jours joker n'augmenterait pas la charge administrative des directions d'école. Cela n'a en tout cas pas été constaté en Suisse alémanique, selon elle.

Au contraire, ajoute la députée, cela peut faciliter la tâche des responsables. Elle parle d'équité de traitement entre les enfants. Car une demande de congé peut être évaluée différemment selon l'endroit où l'on se trouve. Mais Delphine Michaud précise que ces jours «joker» seront tout de même encadrés.

Des règles pour les jours "joker"

Etant donné que le texte est soutenu par plusieurs partis du parlement valaisan, la démocrate-chrétienne a bon espoir que cette motion puisse être approuvée au Grand Conseil et que ces jours « joker » puissent être introduits dès la rentrée 2023 ou 2024 dans les écoles valaisannes.

SR
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