Des cas d'encéphalite à tiques recensés pour la 1ere fois dans le Valais romand

Thomas Schurch
Journaliste RP

En Valais l'encéphalite à tiques progresse. Pour la 1ere fois, des cas ont été signalés dans la partie francophone du canton. Les régions de Martigny et Monthey concernées.

C'est une problématique qui prend de l'ampleur année après année. L'encéphalite à tiques, ou méningo-encéphalite (FSME), une maladie grave touchant le système nerveux, progresse en Suisse. De janvier à fin octobre 2020, année record, 435 cas ont été enregistrés dans le pays (rapport de l'OFSP). Du jamais vu depuis l’introduction de l’obligation de déclaration en 1988. En Valais aussi, la maladie gagne du terrain.

Bois de Finges, zone touchée

Alors que jusqu'à présent, seul le Haut-Valais était concerné, désormais des cas avérés ont été enregistré dans le Valais romand. "Le site de l'OFSP propose une carte détaillée des cas avérés d'encéphalite à tiques (à découvrir ICI)", explique Cathy Voide, médecin adjoint dans le service des maladies infectieuses à l'ICH l'Institut Central des Hôpitaux, basé sur le site de l'Hôpital de Sion.

Dorénaz, Vernayaz, Monthey, Val d'Illiez

"Jusqu'à présent, seule une partie du Haut-Valais était touchée, aux environs du bois de Finges", poursuit Cathy Voide. "Désormais, des cas ont été enregistrés dans le Bas-Valais. Les communes de Dorénaz et Vernayaz, près de Martigny. Monthey et Aigle également, ainsi qu'une partie dans le Val d'Illiez". Interview :

L'encéphalite à tique peut être combattue, il existe un vaccin contre le virus. Toute personne vivant dans une zone à risque est invitée à se faire vacciner, comme le confirme Cathy Voide :

La carte des zones dangereuses concernant l'encéphalite à tiques est disponible sur le site officiel de la Confédération (ICI). On le rappelle, des cas ont été révélés dans les zones de Vernayaz, Dorénaz, Monthey et une partie du Val d'Illiez.

Appel à la prévention

L’arrivée du printemps et des températures clémentes nous amène à pratiquer des activités de loisirs et sportives en plein air. L’OFSP invite les citoyens à s’informer et à demeurer vigilants quant au risque de piqûre de tique. La vaccination contre la FSME est recommandée aux adultes et aux enfants, généralement à partir de six ans, qui habitent ou séjournent dans une région à risque (tous les cantons sauf ceux de Genève et du Tessin). La vaccination des enfants de 1 à 5 ans doit être évaluée au cas par cas. (Source OFSP)
TS
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