Cyclisme: Anna Kisenhofer, amatrice devenue pro après s'être parée d'or olympique

Anna Kisenhofer ©Rhône FM
Cyclisme
Justin Grept
Responsable des sports

Anna Kisenhofer a remporté l'or olympique l'été dernier. Depuis, elle a quitté son poste de chargée de cours à l'EPFL, est devenue cycliste professionnelle et s'est établie en Valais. Rencontre.

Depuis janvier, une championne olympique de plus vit en Valais ! Il s’agit de la cycliste Anna Kisenhofer, qui s’est établi à Riddes au début de l’année. Avant cela, elle a remporté la médaille d’or lors de la course en ligne des JO de Tokyo en juillet dernier. Une performance qui a propulsé l’Autrichienne de 31 ans sur le devant de la scène de manière inattendue, elle qui était encore amatrice.

Un titre olympique qui change tout

«C’était un grand succès, évidemment, mais aussi une surprise», lâche Anna Kisenhofer. «Cette victoire est un très bon souvenir, mais je pense aussi à tout ce que j’ai réalisé avant, tout ce que le grand public n’a pas vu. J’ai fait des petites courses, des cyclosportives. Ces épreuves plus modestes m’ont apporté beaucoup de joie et de fierté. Les JO de Tokyo était un pas supplémentaire dans ma progression.»

«Jusqu’à mon titre olympique, je travaillais à plein temps et pratiquais le cyclisme comme hobby.» Anna Kisenhofer 

Un pas déterminant, puisque depuis cette victoire, Anna Kisenhofer – mathématicienne de formation – se consacre à 100% au cyclisme. «Depuis les JO, j’ai arrêté mon mandat de chargée de cours à l’EPFL. Mais avant les joutes, je travaillais à plein temps et pratiquais le cyclisme comme hobby.» Concilier les maths et le cyclisme, possible ? «Oui, l’approche scientifique et analytique est un plus. Je n’ai certes pas besoin de formule complexe pour mon plan d’entrainement, mais juste la mentalité scientifique, ça aide.» 

Préférence pour le col de la Croix de Coeur

Une mentalité qui pourrait lui rendre service le 6 août prochain, à l’occasion de la 5e édition du Tour des Stations. Anna Kisenhofer y participera. Comme toutes les courses desquelles elle prend le départ, elle visera la victoire. Même si à l’heure actuelle, elle ne sait pas encore sur quel parcours elle s’élancera. «Ce sera probablement le Granfondo (133 km pour 4700m de dénivelé), parce que l’Ultrafondo (242 km pour 8848 m de dénivelé), même si j’ai envie de le faire un jour, ce sera compliqué dans mon calendrier de cette année.»

«J’ai tout de suite été séduite par le col de la Croix de Cœur, par sa petite route sans asphalte avec la vue sur le paysage alpin… c’est juste incroyable !» Anna Kisenhofer

Granfondo ou Ultrafondo, Anna Kisenhofer arrivera dans tous les cas au col de la Croix de Cœur; son préféré, selon les indications inscrites sur son site internet. «Oui, c’est vrai. Quand j’ai écrit ça, je ne pensais pas qu’un jour, j’allais habiter au pied du col (rires) !  Ma première ascension remonte à 2018, lors de ma première participation au Tour des Stations. J’ai tout de suite été séduite par sa petite route sans asphalte avec la vue sur le paysage alpin… c’est juste incroyable.» 

«Il y a un développement très fort du cyclisme féminin, même si les différences avec les hommes sont encore énormes»
Son lien avec le Valais
Anna Kisenhofer a emménagé à Riddes en janvier dernier. Avant cela, l’ancienne chargée de cours à l’EPFL a vécu quatre ans à Renens. «Je trouvais la région lausannoise très belle et me disais même que c’était la plus belle. Puis, j’ai découvert le Valais!» Le canton lui offre un terrain de jeu idéal pour les entrainements, avec une maison située au pied de son ascension favorite, le col de la Croix de Cœur.

Avant de s’y établir, l’Autrichienne de 31 ans avait déjà passé quelques jours en Valais. «J’y venais en été pour faire du vélo. On prenait le train à Lausanne pour venir à Martigny, Sion ou Sierre. On faisait les cols et on rentrait. C’est drôle parce qu’à cette époque, c’était vraiment une exception d’aller en Valais. Aujourd’hui, c’est mon quotidien.»
JG
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