Conseil de la science: communication à améliorer en cas de crise

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En cas de future crise, les autorités devront communiquer de manière plus ouverte et plus transparente. C'est l'une des recommandations émises par le Conseil suisse de la science (CSS) après la pandémie de coronavirus.

Cet organe a analysé la gestion de la pandémie du coronavirus. Il a présenté mercredi plusieurs recommandations adressées aux autorités et au monde scientifique pour que la population accepte mieux les mesures qui devront être prises.

Les autorités devront mieux communiquer. Elles devront également baser leurs décisions sur des données "diversifiées et disponibles en temps utile". Pour le CSS, il faut accélérer la mise en place de la gestion nationale des données et une coopération plus étroite entre les autorités cantonales et fédérales.

Dès le début d'une crise, un suivi scientifique des mesures cantonales s'impose. Les voix critiques devraient également être prises en compte, par exemple à travers des plateformes de dialogue électroniques.

Les autorités doivent en outre s'adresser explicitement aux personnes issues de l'immigration, écouter les communautés étrangères et apprendre de leur expérience pour faire face aux crises. Le Conseil déplore que, de manière générale, la Suisse n'exploite pas suffisamment ce potentiel.

Formation aux médias

Les organisations scientifiques devraient s'adresser aux individus de tous les pans de la société, surtout ceux qui ne suivent pas l'actualité scientifique de près. "Pour que la population adhère aux mesures difficiles, elle doit être en mesure d'évaluer les risques, sans les exagérer, ni sous-estimer leurs effets à long terme", écrit-il.

Le CSS exhorte les chercheurs à se former à l'utilisation des médias. Il invite la Confédération à lancer un programme national de recherche consacré à l'importance des médias et des médias sociaux pour la démocratie suisse.

Outre ses recommandations pour une meilleure gestion de la crise, le CSS a annoncé mercredi une étude visant à procéder à un examen critique de l'offre de conseils scientifiques dans la politique fédérale. Ces travaux devraient prendre en compte non seulement la pandémie de coronavirus, mais aussi la crise financière et la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Les résultats de cette enquête devraient être disponibles à l'automne. Elle devrait contenir des recommandations devant permettre aux milieux politiques, à l'appareil administratif et à la communauté scientifique de se préparer au mieux aux situations de crise et à favoriser un recours efficace à l'expertise scientifique.

ATS
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