Comment les artistes ont-ils vécu le confinement? Réponse à la Fondation Louis Moret de Martigny

L'exposition Corona Call est à voir jusqu'au 10 avril ©Fondation Louis Moret
Martigny
Sandrine Rovere
Rédactrice en cheffe adjointe

Comment les artistes ont-ils vécu le coronavirus et la période du semi-confinement? Comment ce moment si particulier a-t-il influencé leur travail? Réponse dans la nouvelle exposition de la Fondation Louis Moret, à Martigny.

Huit artistes et huit regards différents sur le coronavirus et la période du semi-confinement… La Fondation Louis Moret de Martigny présente jusqu’au 10 avril prochain le résultat d’un appel à projets lancé il y a deux ans par Visarte Suisse.

Visarte, c’est l’association professionnelle des arts visuels sur le plan national. Entre mars et mai 2020, 683 projets lui sont parvenus de la part d’artistes helvétiques installés aux quatre coins du monde. Un catalogue d’une quarantaine d’œuvres a été dressé, dans lequel différents lieux d’exposition en Suisse puisent désormais pour monter des accrochages.

Photo, vidéo, dessin, sculpture...

A Martigny, c’est la déléguée artistique de la fondation Louis Moret Antonia Nessi qui a choisi les artistes qu’elle voulait présenter, sur la base de leurs propres sensibilités, de la diversité de leur regard mais aussi des médiums utilisés, entre vidéo, sculpture, dessin ou photographie. Antonia Nessi :

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Malgré la diversité des résultats, Antonia Nessi voit un fil rouge qui traverse toutes les œuvres qui ont été réalisées durant cette période.

« Je pense que dans les limites, souvent, c’est là qu’on peut trouver une plus grande liberté »Antonia Nessi, déléguée artistique de la Fondation Louis Moret

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Une parenthèse de temps suspendu… c’est ce qu’a expérimenté la photographe et vidéaste neuchâteloise Catherine Gfeller. Elle qui est habituée à courir le monde a été bloquée dans sa ville de Montpellier, au sud de la France. Mais elle l’a vécu comme une véritable révolution.

Jamais, durant toute cette période, Catherine Gfeller n’a envisagé d’arrêter de travailler.

« Je suis artiste jusqu’au bout des ongles donc je ne peux pas ne rien faire, il faut que je crée. (…) C’est vraiment comme ça que je vis, je ne peux pas faire autrement »Catherine Gfeller, artiste visuelle franco-suisse installée à Montpellier

Courir après la floraison des arbres

Loin des rues de Shangaï qu'elle devait arpenter à cette époque, c’est la nature qui l’a inspirée durant ces mois de confinement. Une nature particulièrement luxuriante, comme si elle narguait ces humains coincés chez eux.

Les œuvres de Catherine Gfeller mais aussi Anne-Chantal Pitteloud, Aino Dudle, Andrea Heller, Luc Marelli, Nicolas Polli, Anne-Claude Rigo et Dénis Roueche sont à voir jusqu’au 10 avril prochain à la fondation Louis Moret à Martigny.

SR
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