Clendy-Dessous: les militants doivent partir avant le 27 décembre

L'occupation du quartier Clendy-Dessous à Yverdon dure depuis le 16 octobre (archives). ©Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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Keystone-ATS
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La justice a tranché au sujet de l'occupation du quartier Clendy-Dessous à Yverdon-les-Bains (VD). Les militants ont jusqu'au 27 décembre pour quitter les lieux.

Révélée par 24 heures et la Région, l'information a été confirmée jeudi à Keystone-ATS par les avocats des propriétaires et des activistes. Un recours auprès du Tribunal cantonal est possible dans les dix jours, mais aucune décision n'a encore été prise, a indiqué l'avocat Frédéric Isler, le conseiller des militants.

De son côté, l'avocat Daniel Guignard a salué la décision du Tribunal d'arrondissement du Nord vaudois. "Mes clients ont été pleinement entendus par la justice, qui a reconnu que les militants squattaient illicitement" leur propriété, a-t-il dit.

Le collectif Quartier Libre s'est installé depuis le 16 octobre dans le quartier de Clendy-Dessous, à l'entrée d'Yverdon. Les militants occupent des jardins et bâtiments voués à la démolition pour dénoncer un projet immobilier.

Intervention de la police

Les activistes ont désormais un peu plus de deux semaines pour quitter les lieux. S'ils n'obtempèrent pas, les propriétaires pourront, dès le 28 décembre, se tourner vers le tribunal. Celui-ci pourra alors ordonner une intervention de la police.

Réagissant dans un communiqué, le collectif a jugé "lâche et conservatrice" la décision de la justice. Celle-ci "montre une fois de plus qu'elle n'a aucune conscience de l'importance des enjeux liés à la crise écologique et aux inégalités systémiques", écrit-il. Les militants ne précisent pas leur intention pour la suite.

L'ordonnance rendue par le Tribunal du Nord vaudois fait suite à une audience qui s'était déroulée le 16 novembre entre les deux parties. L'avocat des propriétaires avait exigé une évacuation rapide, au motif que le droit de propriété était bafoué.

Refusant de décliner leur identité, les activistes n'avaient pas été entendus. Seul leur avocat s'était exprimé en plaidant pour une temporisation. Selon lui, il n'y a aucune urgence à libérer les lieux, sachant que le lancement du projet immobilier n'est pas attendu avant plusieurs semaines.

A noter finalement que les frais de justice (1900 francs) et ceux à payer pour les propriétaires (4500 francs) sont mis à la charge des avocats des militants, étant donné que ceux-ci n'ont pas souhaité décliner leur identité.

ATS
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