Christian Constantin: «Je suis à la croisée des chemins»

Christian Constantin ©Keystone-ATS
Football
Christophe Moreillon
Journaliste sportif

Le maintien désormais acquis, l’heure est au bilan pour le président du FC Sion Christian Constantin. Le boss de Tourbillon qui ne cache pas que des interrogations se posent à lui concernant l’avenir.

Le FC Sion a validé son maintien au Super League au terme d’un derby du Rhône fou ce dimanche face à Servette à Tourbillon (3-3). Dans le rôle du sauveur: Gaëtan Karlen, auteur du but décisif, l’égalisation à la 85ème synonyme de 17ème saison consécutive dans l’élite pour le club valaisan. Une issue heureuse qu’avait prédit le président Christian Constantin.

Christian Constantin, quel est le premier sentiment qui vous habite à l’issue de cette saison et de ce maintien obtenu par votre club?
Le soulagement. Je préfère finir 7ème que 9ème car dans ce cas de figure, on aurait encore deux rencontres compliquées à préparer. Après, je ne doute pas que Lucerne va se sauver. Ils sont sur un bon rythme. Pour nous, ça aurait été plus compliqué. Il fallait faire le travail sur ce dernier match lors duquel on était en grande difficulté. Je suis obligé de reconnaître qu’à partir du 3-1, les joueurs ont mis du cœur à l’ouvrage. Et je vais vous faire un scoop: j’ai dit avant le match à Gaëtan (ndlr: Karlen) que c’est lui qui nous sauverait. Il m’a dit espérer ne pas en arriver là et je lui ai répondu d’être certain que c’est ce qui se passerait. Et la suite, vous la connaissez.

«Il fallait agir pour passer l’épaule. Sur ce dernier match, on ne pouvait pas attendre.»Christian Constantin

En tant que président, qu’est-ce qu’on se dit lorsque Servette marque le 3-1 et que dans le même temps, Lucerne gagne à Zurich?
Tu regardes le totomat, tu sais qu’il reste une vingtaine de minutes et tu te dis qu’il faut qu’on marque avant la 80ème pour se redonner de l’espoir. Tu demandes au banc d’agir pour donner une nouvelle énergie au groupe. Sinon, le temps qui passe allait nous tuer. Il fallait agir pour passer l’épaule. Aujourd’hui (ndlr: dimanche), on ne pouvait pas attendre.

Vous avez agi en prenant place juste derrière le banc, une première cette saison…
Effectivement. Je suis revenu au plus près de l’équipe avant le match contre Lausanne jeudi dernier. Avant ça, j’avais complètement laissé faire.

«Quand tu veux avoir du jus, un citron, il faut le presser.»Christian Constantin

Et quels enseignements vous tirez de cette nouvelle politique du laissez-faire?
Que quand tu veux avoir du jus, un citron, il faut le presser.

Du coup, qu’est-ce qu’il faudra faire de mieux l’an prochain pour avoir davantage de jus?
Écoutez, ce que je peux vous dire, c’est que je suis à la croisée des chemins. On est dans une petite région, on est en périphérie donc si je ne mets pas mon nez et que je ne presse pas tout le temps, personne ne se surpasse. À moi maintenant de savoir si je veux continuer à faire ça. La question ne va pas plus loin.

Et la question de l’entraîneur? Paolo Tramezzani a un contrat jusqu’en juin 2023. Sera-t-il toujours sur le banc à la reprise?
Encore une fois, la seule question que je me pose aujourd’hui, elle est sur moi. Vous imaginez bien que je ne regarde pas plus loin.

CM
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