Ces Valaisans qui ne supportent pas le FC Sion (2/5): Julien Gerhart et le FC Bâle

Julien, fan du FC Bâle ©Rhône FM
Football
Justin Grept
Responsable des sports

Durant toute la semaine, zoom sur des Valaisans passionnés de ballon rond. Leur particularité? Le fait de supporter un autre club que le FC Sion. C’est notamment le cas de Julien Gerhart, Sédunois et fan du FC Bâle.

Pour comprendre l’amour que Julien Gerhart porte au maillot Rotblau, il faut plonger dans l'histoire familiale. «Mon père a grandi à Bâle. Il a d’ailleurs joué avec l'une des légendes du club, Erni Maissen, au FC Reinach», explique-t-il. «Petit, je regardais les matches de foot à la télé et soutenais l’équipe que mon papa supportait.»

La ligne 4 et la casquette disparue

Un soutien qui traverse les âges et qu’il n’hésite pas à afficher. Notamment quand il prend le bus depuis Uvrier où il grandit pour aller à l’école à Sion. «Le trajet de la ligne 4 n’a pas toujours été très agréable. Durant l’un d’entre eux, ma casquette avec le logo rouge et bleu brodé dessus a... disparu et je n’ai jamais su qui l’avait embarquée.» Des petites histoires occasionnelles et bon enfant auxquelles Julien s’habitue.

«Imagine, une après-midi d’été, j’étais là, avec mon thé froid, je regardais un match et j’avais un futur potentiel ballon d’or devant moi.» Julien Gerhart, Valaisan fan du FC Bâle

Son premier match du FC Bâle au stade, il le vit lors d’un amical. «Non pas au Parc Saint-Jacques mais sur la pelouse des Old Boys. En face, c’était le Standard de Liège.» Le fan bâlois s’en souvient particulièrement car dans les tribunes, il était bien entouré. «Un siège devant moi, il y avait Mo Salah, qui venait de signer au club. Quelques années plus tard, ce même Mo Salah soulevait la Ligue des Champions. Imagine, une après-midi d’été, j’étais là, avec mon thé froid, je regardais un match et j’avais un futur potentiel ballon d’or devant moi.»   

«Je me suis toujours demandé comment Marco Streller a pu être joueur professionnel» Julien Gerhart, Valaisan fan du FC Bâle

Outre l’attaquant égyptien, le Valaisan cite d’autres joueurs qui l’ont marqué sous le maillot rhénan: Alex Frei, Valentin Stocker – «même si on se demande s’il est encore au niveau» -  Javier Delgado. «Et puis, y’a Marco Streller aussi. Je me suis toujours demandé comment il a pu être professionnel… mais c’est un joueur maison que j’aimais beaucoup.»

Souper de Noël à Saint-Jacques

Les belles soirées européennes aident aussi à entretenir la flamme pour le FC Bâle. Ces épopées, le Sédunois les suit de près. «J’ai quitté le Valais pour la région bâloise à la fin de mes études. Ça m’a permis de souvent être au stade durant les phases de groupe en 2013 avec Schalke et Chelsea et en 2014 avec Liverpool et le Real. D'ailleurs, c’était incroyable de sortir Liverpool», se souvient celui qui vit aujourd’hui à Schaffhouse. «Après, il y avait aussi les purges du week-end en championnat, contre Vaduz ou des équipes de ce standing.»

Depuis quelques années, le jeune homme de 32 ans estime que «ce n'est trop ça au niveau du management du club. On se demande si Bâle est toujours Bâle. Mais le récent changement de dirigeants donne de l’espoir. A voir ce que cela va donner.» Quoiqu’il en soit, Julien Gerhart a toujours du plaisir à aller au stade. Même quand il est vide. «Je travaille comme ingénieur chez l’un des gros sponsors du club. Une fois, on a eu un souper de Noël dans le restaurant de Saint-Jacques. C’était beau à voir et une très belle expérience.»

«Lors de la 13e coupe, j’ai reçu une cinquantaine de messages de félicitations pour la défaite» Julien Gerhart, Valaisan fan du FC Bâle

Et son rapport au FC Sion, lequel est-il ? «J’aime le foot. J’ai eu pris l’abonnement à Tourbillon. Les matches contre Bâle donnent toujours lieu à des chamailleries avec mes potes fans de Sion. La 13e coupe de Suisse a par exemple été difficile à vivre pour moi.» Ce 7 juin 2015, l’ingénieur est en vacances dans le Sud de la France avec un ami. Beaucoup de ses amis fidèles du Gradin Nord était au stade. «J’ai reçu une bonne cinquantaine de messages qui me félicitaient pour la défaite.» Deux ans plus tard, les rôles auraient pu s’inverser. Mais non. «Je suis resté très sobre. Disons que le lendemain du match, j’étais plus serein.»

JG
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