Candide Pralong part s’entraîner au Kenya: «Je n’aime pas choisir la facilité»

Candide Pralong ©Rhône FM
Ski de fond
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

Toujours prêt à sortir des sentiers battus, le Valaisan innove ce printemps. Il part s’entraîner au Kenya, véritable référence pour les coureurs de fond et demi-fond. Présent aux JO d’hiver en Chine il y a seulement quelques mois, l’athlète désire tester des nouvelles choses.

Athlète au parcours singulier, Candide Pralong innove encore. Il va s’entraîner au Kenya ce printemps. Oui vous avez bien lu. Il s’agit bien du Valaisan qui a pris part aux JO d’hiver sur les épreuves de ski de fond. Après cette expérience olympique, qu’il a qualifiée lui-même de réussie, le sportif du Val Ferret s’offre une escapade en Afrique.

« Cela fait deux ans que je fais davantage de course à pied dans ma préparation pour l’hiver. » Candide Pralong

L’objectif est double : dépaysement et préparation physique à la dure. Nous lui avons d’abord demandé comment cette idée saugrenue avait germé dans son esprit ? « Cela fait deux ans que je fais davantage de course à pied dans ma préparation pour l’hiver. Et je sais que pour progresser, beaucoup de coureurs vont au Kenya, notamment des Suisses comme Julien Wanders. » En citant l’une des références du demi-fond helvétique, Candide Pralong ne tente aucune comparaison. Il voit simplement l’opportunité d’apprendre en compagnie des meilleurs. « C’est un pari un peu fou. Je me suis dit avant l’hiver, qu’en cas de qualification pour les JO, ça valait le coup de le tenter. »

Auto-récompense

Ce pari, est aussi une forme de cadeau que le fondeur de 31 ans a voulu s’octroyer. Et malgré l’aspect insolite de la démarche, il assure que cela ne ressemblera pas à des vacances. « Je vais d’abord en Tanzanie pour la découverte, dit-il. Mais la partie kenyane, je la prends vraiment comme un camp d’entraînement. C’est sûr que je n’aime pas choisir la facilité. J’ai envie de revenir aux origines en quelques sortes. Je vais essayer de rencontrer le plus de gens possible et de m’inspirer de la mentalité présente sur place. Je vais essayer de tirer le maximum de cette expérience. »

« Cela demande beaucoup d’organisation, notamment pour trouver des itinéraires praticables en ski à roulettes. » Candide Pralong

Sur les haut-plateaux kenyans, Candide Pralong voudra se pousser, tester ses limites grâce à la course. Sans oublier son sport de base. Ce qui amène d’ailleurs d’autres questionnements logistiques. « J’ai envie de m’entraîner spécifiquement pour le ski de fond. Cela demande beaucoup d’organisation, notamment pour trouver des itinéraires praticables en ski à roulettes. »

Le temps des questionnements

Toujours prêt à innover, à se réinventer, Candide Pralong se réjouit de tout ce qui lui arrive. Sans se projeter trop loin. La question de savoir s’il repart pour quatre ans, présente dans l’esprit de chaque athlète olympique, n’est pas tranchée à ce stade. « C’est l’un de ces moments dans ma carrière où je me pose ce genre de questions, affirme-t-il. Après une année olympique, tout est ouvert. Si c’est possible de repartir pour quatre ans, je le ferai. En tout cas, la motivation est là. »

Pas totalement dépaysé
La préparation printanière ou estivale revêt toute son importance pour les spécialistes de sports d’hiver. Certains vont chercher de la neige sur d’autres continents. D’autres s’acharnent en salle de force. Le fondeur Candide Pralong, lui, tente un pari inédit dans sa discipline. Il va s’entraîner pendant trois semaines au Kenya.
« Je me trouve toujours des challenges assez intéressants », Candide Pralong

Est-ce que le Kenya deviendra le nouveau paradis des fondeurs ? Est-ce que Candide Pralong sera métamorphosé par cette aventure au point de se lancer dans le marathon ? Des questions qui restent en suspens. Ce qui est certain c’est que nous avons déjà prévu de rencontrer le Valaisan à son retour.

HDC
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