Bien moins de 1% des élèves manquaient ce lundi à cause d'un refus de porter le masque

Les masques étaient obligatoires depuis ce lundi pour les classes 5H et plus ©Keystone-ATS
Covid-19
Diana-Alice Ramsauer
Journaliste RP

Les parents ont l’obligation d’envoyer leurs enfants à l’école, même s’ils jugent nocif le port du masque pour les plus petits. Des sanctions pourraient être prononcées en cas de refus. «C’est inadmissible», selon la présidente du collectif parents valaisans.

Les parents qui refusent le masque pour leur progéniture pourraient être sanctionnés pour ne pas avoir envoyé leurs enfants à l’école.

Le chef du service de l’enseignement, Jean-Philippe Lonfat l’affirme : des amendes pourraient être distribuées, car il s’agit d’un « refus de scolarisation ». Mais selon lui, la rentrée s’est passée tout à fait sereinement, les enfants n’étaient pas traumatisés d’avoir dû porter des masques et le personnel enseignant n'a pas eu à jouer à la police à tout va.

 

Entre traumatisme et sérénité

Ce n’est pourtant pas le sentiment de Cynthia Trombert, président du collectif parents valaisans. Elle parle d'une rentrée dans l'inquiétude, autant de la part des parents que des enfants. Pour les membres de l'organisation, les masques sont mauvais pour la santé et l’oxygénation des cerveaux des plus jeunes. Elle soutient donc les familles qui ont décidé de ne pas envoyer leurs enfants à l’école dans ces conditions. «Si j'avais eu des enfants en âge de devoir porter le masque, ils seraient restés à la maison», explique celle qui est aussi députée UDC au Grand Conseil. Elle dénonce également le manque de volonté des autorités qui ne proposent aucune solution scolaire pour ces enfants restés à la maison.

 

«Si j'avais eu des enfants en âge de devoir porter le masque, ils seraient restés à la maison»Cynthia Trombert, présidente du collectif parents valaisans

Il n’y aura en effet aucune prise en charge spécifique pour les enfants qui n’iront pas à l’école à cause de ces mesures (pas d'école à la maison comme cela a pu se faire lors des premières vagues), selon le chef du service de l’enseignement, Jean-Philippe Lonfat. Par contre, les devoirs seront transmis, explique-t-il «au même titre que lorsqu’un enfant est malade».

 

800 membres du collectif, mais très peu d'absences

Si le collectif regroupe environ 250 familles opposées à ces mesures (et donc quelque 800 membres en tout, en grande partie inscrits ce week-end, selon la présidente), le chef du service de l’enseignement affirme que les élèves manquant à cause du port du masque étaient bien moins de 1% ce lundi.

Pourtant, le collectif parents valaisans ne compte pas s’arrêter là, comme le dit Cynthia Trombert. «On va bien sûr recontacter le chef du département, Christophe Darbellay, le sensibiliser et, vraiment, lui demander de trouver une solution. On a aussi contact avec l'association du LCLC qui regroupe des médecins suisses, des politiciens et des avocats. Si l'on doit faire des démarches juridiques, on le fera. Parce que les parents et les enfants ont des droits.»

 

Une lettre avait déjà été envoyée en début décembre au chef de la formation Christophe Darbellay. En ce début janvier, un modèle de courrier a également été transféré aux membres du collectif pour signifier aux directions scolaires, leur refus d’envoyer leurs enfants avec un masque.

 

Le chef du service de l’enseignement l’affirme : les mesures ne sont que provisoires. Pour l’instant, elles sont limitées au 4 février, il faudra ensuite observer la situation sanitaire. Dans tous les cas, Jean-Philippe Lonfat le dit, elles ne seront jamais prolongées jusqu’en juin.

 

A noter encore que les autorités reviennent sur leur décision initiale de faire porter aux parents la totalité du coût des masques : une boîte de cinquante pièces sera distribuée à chaque enfant scolarisé en Valais en classe 5H et plus.

 

dar
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