Berne réoriente sa stratégie ferroviaire vers le trafic régional

Berne veut renforcer le trafic RER (image d'illustration). ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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Keystone-ATS
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Le trafic régional devrait être renforcé et les gares de banlieue revalorisées. Le Conseil fédéral a réorienté mercredi sa stratégie.

La stratégie ferroviaire était jusqu'à présent axée sur l'élimination des goulets d'étranglement et l'augmentation de la cadence, rappelle le gouvernement dans un communiqué. Elle sera à l'avenir plus orientée sur le trafic régional.

Relier petites villes et agglos

La nouvelle stratégie, renommée Rail 2050, veut améliorer l'offre sur les courtes et moyennes distances. Le trafic RER sera renforcé. Les gares en banlieue seront aménagées pour pouvoir accueillir plus de trains IR et RE ou encore des nouvelles lignes diamétrales ou tangentielles dans les agglomérations. Et les petites et moyennes villes seront raccordées aux grandes agglomérations.

De manière générale, les offres intermodales et les nouvelles formes de mobilité doivent être encouragées. Des réductions ponctuelles des temps de parcours sont aussi prévues sur les grandes lignes, là où le rail n’est pas compétitif. Même topo dans le transport international. Les offres devront aussi y être plus fréquentes.

En transport de marchandises, l’accès au chemin de fer sera amélioré à l’aide de nouvelles plates-formes de transbordement intermodales et d’installations de logistique urbaine. Les capacités du corridor est-ouest devraient également être augmentées ponctuellement.

Cette approche permet de fournir la meilleure contribution possible à la réalisation des objectifs climatiques, se réjouit le Conseil fédéral. Le Parlement se prononcera vraisemblablement en 2026 sur la prochaine étape d’aménagement.

Deux voies pour le Loetschberg

Mercredi, le gouvernement a encore adapté les étapes déjà planifiées. Il propose par exemple d’aménager le tunnel de base du Loetschberg à deux voies sur toute sa longueur. Des capacités supplémentaires seront ainsi créées et la stabilité de l'exploitation augmentera, estime-t-il.

Les autres aménagements concernent notamment le noeud de Genève, la gare de Stadelhofen ou encore les tunnels de Brütten et de Zimmerberg. Au total, 720 millions de francs supplémentaires sont nécessaires. Ces dépenses sont couvertes par le Fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF).

De nouveaux chantiers devront être mis sur pied. Pour maintenir les restrictions qui leur sont liées à un niveau tolérable, ils seront répartis dans le temps. Des améliorations seront ainsi retardées de trois à cinq ans. Les aménagements supplémentaires ne pourront quant à eux être entamés qu'à partir de 2023.

Une consultation a été ouverte. Le délai court jusqu'au 14 octobre.

ATS
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