Basket: Giroud et Gaspoz, la touche valaisanne de la domination outrancière d'Elfic Fribourg

Marielle Giroud ©Keystone-ATS
Basket
Justin Grept
Responsable des sports

Sacrées championnes de Suisse pour la quatrième année consécutive ce dimanche, les basketteuses d'Elfic Fribourg enchainent les succès. Avec dans leurs rangs, la Martigneraine Marielle Giroud et l'Hérensard Romain Gaspoz.

En basket, on prend les mêmes et on recommence ! Les joueuses d’Elfic Fribourg, emmenées par la Martigneraine Marielle Giroud et coachées par l’Hérensard Romain Gaspoz, ont remporté le championnat de SB League Women ce dimanche. Elles signent ainsi le quadruplé Supercoupe - coupe de la ligue – coupe de Suisse – championnat pour la deuxième saison de suite.

Une finale plus serrée qu’attendu

Pour remporter une quatrième couronne nationale consécutive, les pensionnaires de la salle Saint-Léonard ont été poussées dans un cinquième match décisif par Nyon. Un scénario qui n’a pas surpris Romain Gaspoz. «Je m’attendais à une série difficile parce que Nyon est un adversaire qui a été accrocheur toute la saison. Si on analyse plus en détail le déroulement de la série, notre défaite lors de l’acte I à domicile nous a mis beaucoup de pression. On a ensuite laissé beaucoup d’influx dans les matches II et III. Cela explique notre contre-performance sur le match IV. Mais je le redis, je m’attendais à une série compliquée. Peut-être pas autant, c’est vrai, mais tout de même.»

«On savait que Nyon était une très bonne équipe. Mais je ne pensais pas qu’elle nous poserait autant de soucis.» Marielle Giroud, co-capitaine d’Elfic Fribourg

Marielle Giroud (34 ans) tient des propos similaires: «On savait que Nyon était une très bonne équipe. Mais je ne pensais pas qu’elle nous poserait autant de soucis.» Peut-on imaginer que dans une telle finale, l’expérience du vestiaire fribourgeois a fait la différence ? «On est en effet plus habituées à jouer de matches à enjeux, entre les finales ou les rencontres d’EuroCup où la pression est supérieur au championnat. Sur ce plan-là, on a plus d’expérience que les filles de Nyon», souligne Marielle Giroud.  

Et de neuf pour Giroud

La co-capitaine de la formation fribourgeoise a profité de ce nouveau succès pour soulever ce week-end son… neuvième (!) trophée de champion de Suisse – quatre à Elfic et cinq à Hélios. Il s’agit de son 27e trophée en tout. Des chiffres qui donnent le vertige, même si la principale intéressée préfère relativiser. «Ça fait un moment que je joue au basket en Suisse, donc j’ai eu le temps d’accumuler pas mal de titres. Après, j’ai aussi eu la chance d’évoluer dans de bonnes équipes, à l’époque à Hélios avec toutes les internationales et aujourd’hui à Elfic qui joue l’EuroCup et qui a toujours été compétitive. Donc j’ai toujours été au bon endroit au bon moment.»  Y’a-t-il de la lassitude ? «La saveur est différente que celle du premier titre remporté. Mais ça fait toujours plaisir ; chaque année il y a la joie de gagner avec un groupe différent.» 

«Personnellement, je me lasse plus vite de perdre que de gagner. Donc ça peut continuer ainsi, ça me va !» Romain Gaspoz, entraineur valaisan d’Elfic Fribourg 

On l’a écrit, sur les deux dernières saisons, Elfic Fribourg a remporté les huit titres mis en jeu. «Personnellement, je me lasse plus vite de perdre que de gagner. Donc ça peut continuer ainsi, ça me va ! Et pour moi, tous les titres se valent. Ils valident le travail effectué», lance Romain Gaspoz, de retour depuis deux saisons sur le banc des elfes.

«Non, Elfic n’est pas trop fort» 

Reste que cette domination sans partage pousse à se questionner sur l’écart de niveau entre les elfes et les autres équipes helvétiques. Interrogé sur le sujet, Romain Gaspoz est catégorique: «On n'est pas trop forts pour le championnat de Suisse. On voit qu’on est accrochés dans les compétitions nationales. Après, l’EuroCup et la confrontation à des équipes de calibre international nous permet de progresser et élève le niveau de professionnalisme de la structure. Ça nous rend naturellement meilleurs. Mais je n’aime pas dénigrer le championnat de Suisse, surtout que cette année, l’adversité était présente avec Troistorrents, Hélios ou Nyon, pour ne citer qu’eux. Il y a un vrai championnat. On a trop souvent tendance à sous-estimer son niveau.» 

«L’adversité est présente dans notre championnat, avec Troistorrents, Hélios ou Nyon. On a trop souvent tendance à sous-estimer son niveau.» Romain Gaspoz, entraineur valaisan d’Elfic Fribourg 

Romain Gaspoz a encore une année de contrat sur le banc d’Elfic Fribourg. Quant à Marielle Giroud, elle se laisse quelques jours pour réfléchir à son avenir. «La seule chose dont je suis sûre, c’est que si je rempile, ce sera assurément à Elfic.»
 

JG
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