"Aucun pays n'est tiré d'affaire" avec Omicron selon l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) demande de toute faire dans les prochaines semaines pour réduire la charge des centres de santé (archives). ©Keystone/MARTIAL TREZZINI
Coronavirus
Keystone-ATS
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"Aucun pays n'est tiré d'affaire" avec Omicron même si un pic semble avoir été atteint dans certains d'entre eux, selon le patron de l'OMS. Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé mardi à Genève à tout faire pour réduire les infections et la charge des centres de santé.

La situation va "rester critique" dans les prochaines semaines pour le personnel et le système de santé dans de nombreux pays, a-t-il dit à la presse. "Même les cas moins graves inondent les centres de santé".

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est très inquiète pour les pays où le taux de vaccination est bas. La semaine dernière, 18 millions de cas ont été identifiés mais le nombre de nouvelles victimes est resté stable.

Et lors de la réunion en ligne du Forum économique mondial (WEF), le chef du programme d'urgence de l'OMS Michael Ryan a également mis en garde sur le moment où le virus deviendra endémique. Il a rappelé que le virus pourra rester dangereux.

De son côté, l'Alliance mondiale du vaccin (GAVI) a estimé que le dispositif international d'accès équitable à l'immunisation (COVAX) pourra probablement acheminer son second milliard de doses d'ici cinq mois. Elle avait annoncé il y a quelques jours avoir distribué son premier milliard de doses environ un an après les premières.

Afrique très peu vaccinée

Environ 25 pays font face encore à des difficultés d'absorption. Mais les pays en développement sont parfois mieux préparés que les pays riches. Il faut seulement leur donner les outils pour lancer la campagne de vaccination, selon GAVI.

Aussi bien l'Alliance que l'OMS redoutent une nouvelle vague d'inéquité si un nouveau vaccin pour lutter contre tous les variants est trouvé. Il faut une collaboration entre public et privé pour anticiper ces prochains produits, selon M. Ryan. Au total, 85% des Africains n'ont pas encore reçu de première dose.

Côté tests, une étude sud-africaine laisse penser que les prélèvements salivaires sont plus efficaces que ceux antigéniques ou PCR pour identifier Omicron. Sans la commenter, une épidémiologiste de l'organisation avertit contre un "changement massif" d'approche. Selon elle, tous ces tests sont largement précis pour identifier le variant.

ATS
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