«Au moins il y a des émotions avec le FC Sion»: Gaëtan Karlen ironique après la victoire face au LS

Gaëtan Karlen et Anto Grgic fêtent le deuxième but du FC Sion ©Keystone-ats
Football
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

L’avant-dernière journée de Super League ne permet pas au FC Sion d’y voir beaucoup plus clair. Victorieux du Lausanne-Sport sur le score de 2-1 jeudi soir à la Tuilière, le club valaisan devra encore faire des points dimanche pour être totalement soulagé.

Pour le FC Sion, le maintien direct en Super League n’est pas acté au terme de la 35ème journée. Les Valaisans ont fait leur partie du travail en ramenant un succès 2-1 de leur visite chez le Lausanne-Sport. Mais pendant ce temps, Lucerne et GC ont aussi marqué des points. Les Lucernois ont fait 2-2 contre YB, pendant Grasshopper battait St-Gall 3-2. Tout se jouera donc dimanche lors de l’ultime ronde du championnat.

Torpeur et tremblements

Les deux buts sédunois sont tombés sur des pénaltys transformés par Grgic, à la 32ème minute et dans les arrêts de jeu de la 2ème mi-temps. Entre ces moments clés, la formation valaisanne a balbutié son football, concédant même l’égalisation à la 82ème.

« On ne savait plus quoi faire, entre bien défendre ou attaquer pour aller chercher le deuxième but. » Kevin Fickenstcher

Le gardien et capitaine du FC Sion, Kevin Fickentscher parle d’une soirée difficile. « On fait une bonne première mi-temps et après on ne savait plus quoi faire, entre bien défendre ou attaquer pour aller chercher le deuxième but. On finit par se remettre dans la gonfle tous seuls. » La réaction du portier en dit long sur cette nouvelle soirée faite de hauts et de bas. Le dénouement, lui, reste positif. « On a la lucidité de ne rien lâcher jusqu’au bout et ça c’est bien », commente encore le dernier rempart valaisan.

Petit bol d’air

Le FC Sion disposait d’un point d’avance au coup d’envoi de la 35ème journée. Le voilà avec un matelas de trois unités sur Lucerne mais une moins bonne différence de buts. Dans ces conditions, difficile de savourer pleinement la victoire acquise à Lausanne. Comme l’explique l’attaquant du FC Sion, Gaëtan Karlen. « Les fans voulaient nous donner des drapeaux mais on a refusé. On a encore un job à finir dimanche. »

« Je ne sais pas pourquoi on aime se faire souffrir comme ça. » Gaëtan Karlen

Entré en jeu en fin de match, l’attaquant valaisan a exprimé toute sa rage, au moment d’obtenir le pénalty décisif, puis dans l’enchaînement lorsqu’il a fêté le but de Grgic. Comme une sensation de libération après une nouvelle séance d’autoflagellation. « Je ne sais pas pourquoi on aime se faire souffrir comme ça mais au moins il y a des émotions avec le FC Sion », dit-il encore sur un ton ironique.

Encore un derby

Le FC Sion dispose de deux jours complets pour se remettre en mode combat. Dimanche, il aura une dernière bataille à livrer contre Servette à Tourbillon. Un match que les Valaisans veulent gagner. Ou surtout ne pas perdre. « Quand on joue pour ne pas perdre c’est souvent ce qui finit par se passer, explique encore Gaëten Karlen. L’idée c’est d’attaquer cette partie pour la remporter afin d’être certains de nous sauver. »

« Quand on joue pour ne pas perdre c’est souvent ce qui finit par se passer. » Gaëtan Karlen

Rendez-vous donc dimanche dès 16h30 à Tourbillon pour un Sion-Servette de tous les dangers. À suivre en direct sur Rhône FM. Précisons encore que seule une défaite valaisanne combinée à un succès lucernois sur le terrain du FC Zürich enverrait les Sédunois en barrage. Tout autre scénario serait synonyme de maintien définitif pour les hommes de Paolo Tramezzani.

HDC
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