Après le gel et la pluie, le manque d'eau

Plaine du Rhône ©Keystone - ATS
Agriculture
Estelle Daven
Journaliste RP

L’année sera décidément difficile jusqu’au bout pour les agriculteurs valaisans. Après le gel printanier et les abondantes précipitations de l’été, ils sont confrontés à un important manque d’eau. Une situation qui multiplie les risques de gel d’hiver.

C’est un véritable paradoxe : malgré les importantes précipitations estivales, les sols valaisans manquent d’eau. Plusieurs facteurs expliquent ce déficit hydrique, constaté aussi bien dans les vignes que dans les vergers. Tout d’abord, de par leurs propriétés drainantes et filtrantes, les terres du canton peinent à retenir l’eau. "Imaginez un bidon rempli de galets. L’eau va les traverser sans être retenue et nos sols s’apparentent à cela", explique Stéphane Emery, collaborateur scientifique au service cantonal de la viticulture. Autre élément d’explication : si le mois de juillet a reçu plus du double de pluie que ce qui tombe habituellement à cette période, la moyenne annuelle de précipitations se situe dans la norme. Enfin, il n’y a plus eu de grosses précipitations depuis le 15 août.

La plaine plus touchée que les coteaux

À l’heure actuelle, les sols valaisans sont donc secs jusqu’à une grande profondeur. Ce déficit hydrique peut devenir problématique en cas de températures très basses, puisque le froid pénètre plus facilement dans les terres arides. Par mesure de précaution, le service cantonal de l’agriculture conseille d’arroser les vignes et les vergers, en particulier les parcelles situées en plaine, qui sont plus touchées.

140 hectares endommagés en 2005

Depuis 1956, le Valais a connu 7 gels d’hiver significatifs. Le dernier, en 2005, a endommagé le 40% des vignes de plaine et de fonds de coteaux. Cela représente 140 hectares, soit le 3% du vignoble valaisan.

Catégories
Les articles les plus lus