Après la pandémie, la guerre … qui amène les écoles privées valaisannes à revoir leur fonctionnement

A Sion, Nicolas Bideau n'a pas tari d'éloges sur le potentiel d'influence que des étudiants étrangers peuvent embarquer dans leurs valises ©uvep
Enseignement
Christian Hermann
Rédacteur en chef adjoint

Les écoles privées valaisannes ont tenu mercredi leurs 40ème assises annuelles. De quoi dresser, à la fois, le bilan du dernier exercice malmené comme le précédent par la pandémie. Mais aussi d’échanger sur les effets de la guerre en Ukraine.

Plus de 4000 étudiants dont les trois quarts en provenance de l’étranger.
C’est ce que représentent les douze écoles privées du Valais dont les représentants se sont retrouvés ce jeudi, à l’aéroport de Sion, pour les 40èmes assises annuelles de leur faîtière, "l’Union valaisanne des écoles privées" (UVEP).
Au menu, la situation générale, après deux ans de pandémie, mais évidemment aussi la situation en Ukraine comme une nouvelle crise à dépasser, pour des établissements majoritairement orientés vers des étudiants du monde entier, explique Alexandre Moulin, président de l’union des écoles privées du Valais et directeur de l’école Ardévaz.

Il faut se réadapter à chaque crise souligne Alexandre Moulin.

Ce qui est sûr, c’est que les écoles privées valaisannes sont directement concernées par cette guerre en Ukraine. Au Collège César-Ritz, à Brig comme au Bouveret, les étudiants de tous pays se côtoient, y compris celles et ceux des pays aux premières lignes, remarque Tanja Foresthal, directrice académique.

Un havre de paix aussi pour les Ukrainiens et les Russes, constate Tanja Foresthal

Le constat est partagé à l’Ecole des Roches de Bluche et la situation géopolitique internationale impose un accompagnement différent, relève Patrick Constantin, directeur des ressources humaines.

Cette situation touche toutes les écoles qui accueillent des étudiants de l’étranger, constate Patrick Constantin

En clair, les écoles privées privilégient une bienveillance apolitique dans ce contexte agité par la guerre. Apolitique mais malgré tout porteuse d’une certaine idée de la suisse qui fait de ces étudiants internationaux de véritables cartes de visite pour le pays. Invité hier par l’union, le directeur de Présence suisse n’a pas manqué de le relever à de nombreuses reprises. Nicolas Bideau.

3000 étudiants comme autant d’ambassadeurs pour la suisse dans le monde entier, s’enthousiasme Nicolas Bideau

Ces relais incarnés par ces étudiants ne sont pas anodins dans un contexte où la Suisse s’est positionnée comme jamais ou presque, elle ne l’avait fait auparavant. De quoi donner un peu plus de fil à retordre au directeur de Présence suisse en ce moment.

Problème : il faut pouvoir expliquer clairement la "neutralité suisse", relève Nicolas Bideau

Déléguée à l'économie et à l'innovation, Sofia Dini était aussi l'invitée de l'UVEP
 

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