Animaux volés : le prévenu condamné à 27 mois de prison ferme

Le voleur d'animaux a finalement été condamné à 27 mois de prison ferme, avec mesures de suspension, vendredi au Tribunal d'arrondissement de La Côte à Nyon. ©KEYSTONE/NOEMI CINELLI
Procès - VD
Keystone-ATS
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Un voleur d'animaux a été condamné à 27 mois de prison ferme avec mesures de suspension ainsi qu'à une amende de 5'000 francs vendredi au Tribunal d'arrondissement de La Côte à Nyon (VD). La cour a justifié son choix par le risque important de récidive.

La longue liste de délits commis par ce Vaudois de 24 ans a débuté en 2017 dans la région de Saint-Cergue lorsqu'il volait des tortues. Le prévenu a ensuite commencé à dérober un nombre toujours plus important d'animaux comme des moutons, des poules ou encore des chèvres.

Par la suite, l'homme est notamment accusé d'avoir maltraité les bêtes durant leur transport ainsi que d'en avoir revendu une partie pour en tirer des bénéfices. Il avait été incarcéré une première fois en 2020 avant d'être relâché à condition de respecter des mesures lui interdisant de s'approcher d'animaux. Ce dernier n'en a pas tenu compte et a été renvoyé en prison en août 2021.

Éviter la récidive

En rendant vendredi son verdict, le Tribunal d'arrondissement de La Côte s'est quasiment aligné sur la même ligne que le Ministère public, qui avait réclamé mardi une peine de 36 mois avec également des mesures de suspension. Les juges ont estimé que la culpabilité de l'accusé était "lourde".

Pour la cour, le jeune homme est motivé par "l'appât du gain et une volonté de se faire justice lui-même". Le prévenu avait expliqué lors des débats avoir une passion pour les animaux depuis son enfance, mais le Tribunal d'arrondissement de La Côte a plutôt estimé que le prévenu vouait "un mépris au bien-être animal".

Pour les juges, une peine privative de liberté ferme se justifie car le Vaudois est "animé d'un sentiment d'impunité et se croit au-dessus des lois". A plusieurs reprises durant la lecture du jugement, la présidente du procès a souligné que le prévenu avait violé à maintes reprises la confiance placée en lui.

Dernière chance

Néanmoins, la cour a également pris en compte le jeune âge de l'homme ainsi que ses troubles psychiatriques et sa dépendance au cannabis, attestés par une expertise dans le cadre de la procédure, au moment de fixer la peine. C'est dans l'optique de faciliter la réinsertion de l'accusé qu'elle a décidé d'appliquer des mesures de suspension.

Pour éviter la prison, le jeune homme devra respecter un régime strict en suivant des séances psychiatriques en présentiel ainsi qu'un suivi addictologique avec tests sanguins et urinaires. Enfin, il devra se soumettre à des mesures de probation. Tant que ces dispositions ne seront pas mises en place, l'homme restera incarcéré.

Ces mesures de suspension de peine, considérée comme une "dernière chance" par la cour, s'accompagnent d'une amende de 5000 francs et du remboursement des frais de procédure pour l'accusé. L'homme peut encore décider s'il souhaite faire recours ou appel de ce jugement. A la fin de l'audience, procureure et avocate n'ont pas souhaité faire de commentaires.

ATS
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