110% de hausse des ventes pour l’e-mobilité en Valais mais des défis importants pour le futur

L'enjeu pour le futur parc des e-véhicules passera par le réseau de bornes de recharge ©permis.ch
Mobilité
Christian Hermann
Rédacteur en chef adjoint

La révolution électrique est en marche et le Valais n’est pas en reste. Le 100% électrique est passé de 6,3% à 11,8% des nouvelles immatriculations dans les voitures de tourisme. En additionnant les modèles hybrides plug-in, la proportion sur l’ensemble des voitures neuves dépasse les 21%.

Du 1.1.2021 au 31.12.2021, 7238 voitures de tourisme neuves ont été immatriculées en Valais (8506 pour toute l’année 2020) dont 855 voitures 100% électriques (539 sur douze mois un an plus tôt) et 682 voitures hybrides plug-in (348 en 2020).
Après la hausse de presque 50% constatée l’an dernier pour ces types de véhicules, le marché ramené à l’année, enregistre une nouvelle augmentation de quelque 110%, si l’on en croit les dernières statistiques du service valaisan de la circulation routière et de la navigation.

"Il y a un gros succès actuellement, lié notamment au programme de subventionnement des véhicules électriques et des bornes électriques", relève Joël Fournier, chef du service de l’énergie.

Cet essor, il faudra le gérer car cette amorce de révolution du parc à véhicules nécessite de nouvelles infrastructures, notamment un réseau de bornes de recharge. En plus des installations privées, le canton dispose de 416 bornes tout public (selon les statistiques de l’office fédéral de l’environnement au 21 octobre).
Une dotation qui le situe au 5e rang national du nombre de station de recharge accessible au public en fonction du parc électrique et inventoriée pour les usagers, notamment par la Confédération.
Mais cette dotation devra croître en parallèle au nombre de ventes de véhicules et de manière coordonnée, relève Philippe Délèze, directeur de Seic-Teledis et président de l’ASVEL, la faîtière des distributeurs valaisans d’électricité, prête, d’ailleurs, à assurer cette coordination.

L’expérience de l’usager : privilégier les facilités, y compris dans le tourisme

Cette mutation des véhicules, de leur proportion, de la conduite et des habitudes à adopter s’installe dans un marché en pleine mutation technologique. Et c’est justement là qu’intervient Grégoire Praz. Depuis trois ans, il teste avec trois collègues moniteurs d’auto-école ces véhicules dans toutes situations. Il a cofondé Permis.ch et est aujourd’hui un expert en e-mobilité. Fin octobre, à Nendaz, il a invité les autorités communales, les prestataires du tourisme et les professionnels de l’électricité pour tester et analyser ces véhicules dans la peau de l’utilisateur. "On ne peut plus négliger une part de clientèle qui va choisir sa destination en fonction des facilités qu’elle pourra trouver dans son modèle de déplacement », relève le Nendard.

Ce qui est aujourd’hui certain, c’est que la qualité du réseau de recharge impactera cette mobilité dans le canton avec des bonus pour un réseau coordonné et sans doute des malus si le Valais s’endort.

Le canton a toutefois déjà posé l’objectif de disposer de 1000 bornes publiques à fin 2022.

La rencontre de Nendaz pleine de perspectives

La rencontre de Nendaz aura mis le doigt sur les besoins mais aussi les solutions pour y répondre.

CH
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