Tristan Blanchet : le ténor valaisan qui trace sa voie en Allemagne
Né à Beffeux, entre Vionnaz et Torgon, Tristan Blanchet découvre la musique dans les fanfares valaisannes avant de se tourner vers le chant lyrique. Formé à Genève puis Lausanne, le ténor est aujourd’hui engagé à l’opéra d’Erfurt, en Allemagne, où il mène une carrière professionnelle exigeante.

Habitant du petit hameau de Beffeux, entre Vionnaz et Torgon, Tristan Blanchet a fait ses premiers pas dans la musique au sein des fanfares locales. Alto en main, il gravit les échelons jusqu’à intégrer le Brass Band Treize Etoiles. Puis, c’est au collège de Saint-Maurice que le chant lyrique s’impose : "J’ai commencé dans un chœur, puis j’ai voulu prendre des cours de chant soliste", se souvient-il. À Genève, il intègre le conservatoire en parallèle d’études de lettres, avant de se consacrer pleinement à la musique.
L’apprentissage du métier
Après des études professionnelles à Lausanne, il rejoint l’Opéra National du Rhin à Strasbourg, via un opéra studio. "C’est une structure intermédiaire, entre la formation et le monde pro, qui m’a beaucoup apporté", explique-t-il. S’ensuit une période en freelance, jalonnée de concours exigeants. Le tournant survient en 2022, lors du "International Hans Gabor Belvedere Singing Competition" : un prix décerné par le directeur de l’opéra d’Erfurt lui ouvre les portes d’un engagement fixe.
Une vie rythmée par les productions
À Erfurt, Tristan Blanchet enchaîne cinq productions par saison, dans un quotidien rigoureux fait de répétitions, de spectacles et de préparation vocale. "On reçoit notre planning la veille. Il faut être toujours prêt", confie-t-il. Loin du cliché glamour, le métier réclame discipline et endurance : le chant bien sûr, mais aussi le jeu, le mouvement, la diction.
Formé au théâtre durant ses études à Lausanne, où l’atelier lyrique accorde une large place au jeu d’acteur, le ténor doit aujourd’hui incarner des rôles complets, parfois très physiques. Chorégraphies, danse, dialogues parlés — souvent en allemand — font partie intégrante du travail. "On n’est pas forcément censé savoir faire tout ça, mais il faut être capable de s’adapter", explique-t-il. À l’opéra, la voix ne suffit pas : il faut aussi habiter un personnage.
Pour avoir un aperçu du travail de Tristan Blanchet : " Dann werden die Gerechten...", Elias, F. Mendelssohn
