Dans les combles de l'historique Potagère, un espace entièrement dédié à la culture est né
À Saint-Pierre-de-Clages, la Potagère a inauguré une nouvelle salle sous les combles de son bâtiment historique. L’espace, jauge 120 personnes, accueille une saison d’hiver déjà programmée jusqu’au printemps 2026, portée par l’association “L’Infaillible”.

Dans le temps, on y montait surtout pour entreposer du foin. Désormais, sous la charpente en bois de la Potagère, à Saint-Pierre-de-Clages, se loge une salle rénovée et entièrement équipée pour la culture, concerts, spectacles, danses et expositions.
L'espace multi-culturel de la Potagère se présente comme un lieu technique pensé pour la scène, distinct des autres activités du site, avec une capacité de 120 personnes.
Au rez-de-chaussée, la Potagère conserve son identité d’épicerie fondée en 1977, avec des produits régionaux. À l’étage inférieur, une brasserie complète l’offre. Avec l’ouverture de cette salle, le site ajoute une couche supplémentaire à sa transformation, en assumant une activité culturelle structurée. “ça commence à prendre une belle ampleur”, sourit Médéric Rittmann, patron de l’établissement.
programmation en mains associatives
Pour porter ce développement, Médéric Rittmann a confié la programmation à un comité constitué en association. “L’Infaillible”, créée en 2017 pour des activités culturelles, a été relancée et remise à une nouvelle équipe. À sa tête, Mathieu Bessero Belti, qui décrit une reprise par “une bande de six” proches du lieu, habitués et amis, désormais chargés de construire la saison.
L’objectif, explique-t-il, est de passer d’événements “au coup par coup” à des rendez-vous réguliers, pour “développer une saison” et “fidéliser aussi un public” à l’échelle de Saint-Pierre-de-Clages, Chamoson et la région.
Une saison d’hiver déjà en ligne jusqu’au printemps 2026
La saison a été lancée officiellement la semaine dernière, avec une programmation annoncée jusqu’en avril 2026. Concerts, soupers-spectacles, scènes ouvertes et expositions figurent déjà au calendrier, présenté comme une “saison d’hiver” destinée à donner de la visibilité sur plusieurs mois.
L’orientation affichée vise un mélange entre scène locale et invitations plus larges, “régionale et internationale, si on arrive”, selon Médéric Rittmann, qui distingue cette programmation planifiée des animations plus ponctuelles organisées jusqu’ici dans la brasserie ou dans les vignes.
Abonnement et modèle économique
Dans cette logique, l’association met en place une adhésion annuelle, avec des tarifs préférentiels annoncés pour les membres. L’ambition est de stabiliser une base de public sur la durée et de soutenir une programmation appelée à s’étendre ensuite à d’autres périodes de l’année.
Les organisateurs insistent sur le caractère bénévole du comité, tout en évoquant une montée en puissance possible des moyens techniques et de l’accueil des artistes, au fil de la structuration.
Trouver sa place dans une offre culturelle valaisanne dense
L’arrivée de cette salle intervient dans un contexte local déjà fourni. Les acteurs citent des échanges et une coordination avec d’autres lieux pour limiter les chevauchements de dates et éviter une concurrence frontale. L’une des pistes de différenciation mise en avant tient au format souper-spectacle, rendu possible par la configuration du bâtiment, ainsi qu’aux expositions et à une jauge jugée adaptée aux productions régionales.
En filigrane, la Potagère revendique un rôle de proximité, pensé pour l’hiver : proposer “des moments dédiés” sans imposer de longs déplacements, et faire de ce nouvel étage un lieu de rencontre au-delà de la consommation.
