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"Les Jeux, c'est ce qui marque les gens" : Didier Défago, roi de la descente en 2010 à Vancouver

Le premier moment fort des Jeux Olympiques aura lieu samedi à Bormio avec la descente masculine de ski alpin. Sacré dans la discipline reine il y a 16 ans à Vancouver, Didier Défago évoque ses souvenirs et les chances de Marco Odermatt et ses partenaires sur la Stelvio.

Christophe Moreillon
Christophe Moreillon, Rédaction Rhône FM
06 févr. 2026, 16:30
/ Màj. il y a 5 jours
Didier Défago, le jour de son triomphe aux Jeux Olympiques de Vancouver.
Didier Défago, le jour de son triomphe aux Jeux Olympiques de Vancouver. © EPA/STEPHAN JANSEN

C'était le 15 février 2010 à Whistler Mountain, la station qui accueillait les épreuves de ski alpin des Jeux Olympiques de Vancouver. Un an après avoir signé le doublé Wengen-Kitzbühel en Coupe du Monde, Didier Défago entrait encore plus dans l'histoire. Le Morginois réalisait la course parfaite pour décrocher l'or sur la neige canadienne. Seize ans plus tard, il revient sur cet exploit et évoque la descente prévue samedi à Bormio.

Didier Défago, que vous inspire l'évocation des Jeux Olympiques?
C'est un événement toujours particulier, que chaque athlète attend avec impatience. C'est le haut point d'une saison et, parfois même, d'une carrière. On essaie de tout mettre en œuvre pour y aller car les places sont chères, mais lorsqu'en plus on a le potentiel pour décrocher une médaille, c'est exceptionnel.

Justement, parlons de cette médaille d'or de Vancouver en 2010. Quel souvenir en gardez-vous?
Celui des émotions ressenties ce jour-là. Chaque victoire est différente dans la carrière d'un athlète, mais les Jeux, c'est ce qui marque les gens. Gagner sur cette scène-là, c'est vraiment spécial.

Justement, aujourd'hui encore, on pense davantage à vous pour ce titre olympique que pour vos victoires sur les classiques du circuit de la Coupe du Monde…
C'est vrai, car une fois encore, les Jeux c'est ce qui marque les gens. Pour en avoir discuté avec d'autres sportifs qui ont vécu la même chose que moi, tous me l'ont dit : on s'arrête souvent à cette victoire au moment de présenter un athlète. 

"On ne profite jamais assez d'une victoire." Didier Défago

Avez-vous l'impression d'avoir suffisamment profité du moment à l'époque?
On ne profite jamais assez, mais cela ne vaut pas que pour les Jeux. Les choses vont tellement vite durant les jours de course qu'on n'a pas vraiment le temps de réaliser ce qu'il s'est passé. Cela vient plutôt à la fin de saison, lorsque l'adrénaline redescend. 

Où avez-vous rangé cette médaille olympique?
Elle n'est pas vraiment rangée. Elle se trouve sur un magnifique cadeau que j'ai reçu de la part de mon fan's club. Une vieille table à manger en bois dans laquelle elle a été intégrée, au même titre que celle obtenue lors des Mondiaux juniors (ndlr : victoire en Super-G en 1996) et que d'autres distinctions reçues lors de mes podiums en Coupe du Monde. 

Un titre olympique, ça change réellement une vie?
Disons que ça te donne plus d'opportunités par la suite. Il amène une forme de notoriété qu'il s'agit de conserver pour le reste de ta carrière.

"La Stelvio est une combinaison de Wengen et Kitzbühel." Didier Défago

Que pouvez-vous nous dire de cette piste de Bormio que vous aviez domptée en 2011 et sur laquelle se disputera la descente olympique samedi?
C'est assurément l'une des pistes les plus exigeantes du circuit. Je suis très content qu'elle soit à nouveau utilisée pour un grand événement. La Stelvio est une combinaison de Wengen et Kitzbühel. C'est un tracé impressionnant, sur lequel il faut de l'engagement et du courage. Elle demande beaucoup physiquement. En deux minutes de course, il n'y a pas un moment où tu peux te relâcher. La bonne nouvelle est que la visibilité sera meilleure à cette période de l'année qu'à la fin décembre, lorsque la Coupe du Monde fait normalement halte à Bormio.

Il y a deux semaines, Marco Odermatt a manqué la victoire à Kitzbühel qu'il avait défini comme l'objectif de sa saison. Faut-il craindre une forme de contrecoup chez le Nidwaldien?
Non. Avec le palmarès et l'expérience qu'il a, Marco saura rebondir. Évidemment que c'est l'homme à battre, celui que tous ses adversaires veulent devancer. La bonne nouvelle, c'est qu'il aura peut-être moins de pression sur les épaules qu'à Kitzbühel. Avec lui, j'ai envie de dire une chose : attention à l'animal blessé.

Derrière Odermatt, les autres Suisses ont des atouts à faire valoir. On pense notamment à Monney et von Allmen…
Effectivement. Alexis a le style de ski pour performer sur ce genre de terrain. Il l'avait d'ailleurs prouvé en s'imposant l'an dernier en Coupe du Monde. Il faudra qu'il sorte la manche parfaite qu'il recherche encore cette saison. Cela me rappellerait des souvenirs qu'il claque un résultat alors qu'il se cherche un petit peu depuis le début de l'hiver…Quant à Franjo, on le connaît. C'est un chien fou comme il le dit lui-même. Il sera prêt à tout risquer. Mais attention, je me méfie aussi de gars comme Kriechmayr. Même s'il n'a pas trouvé la solution en descente cette saison, il peut tout à fait créer la surprise.

Et on n'oublie pas les Italiens qui auront à cœur de briller à domicile…
C'est clair. Entre Franzoni qui est au sommet de sa forme et Dominik Paris qui connaît parfaitement la Stelvio, il y aura du danger. Le combat s'annonce passionnant lors de cette descente. 

CM
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