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Pour elle, embouillanter un homard vivant, c'est comme bouillir un chien vivant

C’est une révolution dans le monde de la haute gastronomie : dès le 1er mars prochain, en Suisse, les homards ne pourront plus être ébouillantés vivants. Le Conseil fédéral a émis ce mercredi une ordonnance en ce sens.

 

Les décapodes marcheurs, le homard par exemple, ne pourront plus se faire ébouillanter vivants avant de se faire manger. Il faudra l’étourdir au préalable. Une préparation ancestrale va prendre fin. Problème : pour bon nombre de spécialistes, la chaire du homard préparée est meilleure lorsqu'il est ébouillanté vivant. Exemple au restaurant le « homard bleu », situé au bord du lac, à Genève.

 

Du côté des défenseurs des animaux, on se réjouit d'une telle mesure. Lorsque nous avons appelé Kate Amiguet, du Mouvement pour les Animaux et le Respect de la Terre, connue pour ses actions coup de poing, elle venait de visionner une vidéo sur le sujet

D'un côté la tradition, de l’autre le respect de la souffrance animale. Certains allient les deux depuis longtemps. Exemple au Relais du Mont d’Orge, à Sion. Bernard Ricou, spécialiste du homard et défenseur des animaux, épargne les souffrances de l'animal depuis de nombreuses années.

 

Une nouvelle façon de cuisiner donc en Suisse. La Suisse, un pays friand de ces crustacés, chaque année quelques 130'000 homards sont importés.

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