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09.07.2019 - 18:37

Viaduc de Riddes : attaqué par l'UDC, Jacques Melly répond (et ne mâche pas ses mots)

Extrait de la réponse de Jacques Melly
Extrait de la réponse de Jacques Melly

Le viaduc de Riddes suscite la polémique. L'UDC dénonce la gestion du dossier par le gouvernement valaisan. Directement interpellé, le conseiller d'Etat Jacques Melly répond.

 

Tout commence par un communiqué du député UDC Grégory Logean ce mardi. L'attaque est frontale : Grégory Logean se demande si le conseiller d'Etat Jacques Melly a «encore la maîtrise du dossier». On parle ici du viaduc de Riddes, de son état, des analyses urgentes qu’il faut effectuer sur l’ouvrage et de son avenir incertain. Ce qui fait bondir l'élu du Grand Conseil, c'est la phrase de Jacques Melly en réponse à une question du groupe UDC en mars dernier, concernant l'état des ponts en Valais. «J’ai reçu la réponse à cette question écrite le 13 juin et là, il ne fait mention d’aucun problème majeur, d’aucune fermeture, d’aucune restriction de trafic imminente, déclare Grégory Logean. Or, moins d’un mois après, on voit ce qu’il se passe avec le viaduc.» Grégory Logean en tire une conclusion simple : «ça nous laisse penser que, soit le Conseil d’Etat n’a pas voulu tout nous dire et je n’ose l’espérer... Soit qu’il n’avait pas connaissance des problèmes à ce moment-là et c’est inquiétant».

 

«Si on avait su avant, on l’aurait fermé, vous le pensez bien»

Contacté par Rhône FM, Jacques Melly, Conseiller d'Etat en charge de la mobilité tient à mettre les choses au point. «Au moment où j’ai répondu à la question posée au mois de mars, il est clair qu’à ce moment précis, on ne connaissait pas l’état de ce pont. Sinon, on l’aurait fermé, vous le pensez bien. On ne peut pas «deviner» l’état d’un pont (...) Je peux vous dire que si l’on n’avait pas la maîtrise de la situation, le pont serait toujours ouvert (aux plus de 3,5 tonnes NDLR) et on aurait attendu que l’UDC décide de le fermer».

 

Jacques Melly qui insiste. «Oui, dès lors que l’analyse a été faite par l’Office fédéral des routes, on a agi. Il faut assurer la sécurité de la population, c’est notre principal souci. Dans un premier temps, on a interdit l’accès aux plus de 40 tonnes. Puis, afin de pouvoir terminer les analyses, on a interdit l’accès du viaduc à tous les poids lourds (...) Mais je le répète, c’est l’Office fédéral des routes (OFROU) qui a lancé un appel d’offres public sur ce pont l’année passée. Et les résultats n’étaient pas encore connus lorsque j’ai répondu à Monsieur Logean».

 

«C’est une habitude avec l’UDC, c’est dommage»

Concernant cette attaque frontale de l’UDC, Jacques Melly est clair. «C’est une habitude avec ce parti. C’est dommage, surtout lorsque l’on parle de ce genre de dossiers, des dossiers extrêmement importants ! Imaginez, le pont de Riddes, ce n’est pas n’importe quoi ! La décision qui a été prise a été une décision politique de sécurité... Elle a des conséquences. Il faut certainement plus de courage pour prendre cette décision que la dénoncer». A propos du viaduc et de son état, sachez que les analyses sont toujours en cours et doivent durer plusieurs semaines. Les résultats sont attendus pour la fin juillet, c’est à ce moment-là que les décisions définitives devraient être communiquées à la population.

 

Ci-dessous, l’interview de Jacques Melly

 


thomas.schurch@rhonefm.ch

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