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24.10.2017 - 12:00

Vandalisme, pillage: les cabanes de montagne n'y échappent pas

"On n’échappe pas à la connerie même en se réfugiant dans la montagne", ce sont les mots du gardien de la cabane FXB, à Panossière. Un coup de gueule posté sur Facebook au début du mois d'octobre, quelques jours après la fermeture du refuge. En cause : le sabotage du réseau d’eau qui alimente la cabane.

Et puis ces autres mots, postés la semaine dernière sur les réseaux sociaux, ceux de la gardienne de la cabane Valsorey. "J’avais encore la naïveté de faire confiance à l’esprit montagnard", écrit-elle. Elle aussi a eu une fâcheuse surprise quelques jours après la fermeture de son refuge perché à 3037 mètres. Des visiteurs se sont généreusement servis dans la cave, sans payer leurs consommations, ni leurs nuitées ou le bois de feu utilisé pour se chauffer.

Malheureusement, Isabelle Balleys estime que ce n’est pas un phénomène nouveau. Les cas de déprédations sont même toujours plus fréquents. Ce constat est partagé par Philippe de Kalbermatten. Il est le président de la commission cabanes de la section valaisanne Monte Rosa du Club Alpin qui gère cinq locaux en altitude. Là aussi, hors saison d’été, il arrive que des visiteurs ne s’acquittent pas de leurs nuitées et consommations. Il évoque même des cas où du mobilier a été brûlé en guise de bois de chauffe. Au final, tout le monde est perdant, à commencer par le gardien, estime Philippe de Kalbermatten. C’est lui qui assume les coûts élevés de transport par hélicoptère du bois de feu par exemple.

 

"Il faudra barricader et peut-être un jour fermer la porte d’entrée ?". Isabelle Balleys pose la question en conclusion de son post Facebook. Les gardiens tiennent à maintenir ces refuges ouverts en hiver, indispensables en cas de mauvais temps imprévu par exemple, d’autant que la majorité est honnête et paie son séjour. Reste que la section Monte Rosa du Club alpin a déjà changé sa politique : le local reste ouvert oui, mais on y trouve plus de vivres, ni de gaz ou de bois de feu. A chaque alpiniste d’organiser son bivouac.


JR

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