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07.08.2019 - 18:00

Remise en cause des vaccins: une des 10 menaces pour la santé publique en 2019

La désinformation contribue largement à l'hésitation à vacciner.
La désinformation contribue largement à l'hésitation à vacciner.
L'hésitation à vacciner fait partie des 10 menaces de santé publique en 2019 selon l'Organisation mondiale de la santé.
L'hésitation à vacciner fait partie des 10 menaces de santé publique en 2019 selon l'Organisation mondiale de la santé.

L'hésitation à vacciner fait partie des 10 menaces de santé publique en 2019. Pourquoi les parents en arrivent à douter de l'efficacité des vaccins? La question se pose à l’heure de la rentrée, où les enfants se retrouveront bientôt en collectivité.

 

L'Organistation mondiale de la santé, l'OMS, a classé l'hésitation à vacciner parmi les 10 menaces de santé publique en 2019. Pour quelles raisons arrive-t-on à croire que les vaccins peuvent être néfastes? Nous avons posé la question au Dr Simon Fluri, médecin-chef du Service de pédiatrie et de néonatologie au Centre Hospitalier du Haut-Valais (SZO) et médecin référent président de la Médecine scolaire valaisanne. Selon lui, les vaccins sont victimes de leur succès: ils sont tellement efficaces que nous ne connaissons plus les maladies pour lesquelles nous vaccinons et avons tendance à remettre en cause l’idée même de se faire vacciner. L’autre raison, qui contribue largement à l’hésitation à vacciner, est la désinformation: Internet ne fait que propager les faits sensationnels et l’accès à des études scientifiques sérieuses sur la vaccination demande des recherches plus approfondies. Le problème est que ces choix individualisés entrent en conflit avec les objectifs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui elle veut éradiquer certaines maladies, comme la rougeole. Pour l’OMS, les opposants aux vaccins sont tout simplement devenus une menace globale.

 

Alors que dire aux parents qui hésitent à faire vacciner leurs enfants? Le Dr Simon Fluri rencontre quotidiennement cette situation dans son cabinet. Il prend le temps de discuter et d’informer sérieusement ces familles. Selon lui, la plupart des personnes dans les jours ou les mois suivant la discussion décident de faire les vaccins. Aux parents qui veulent que leur enfant grandisse le plus naturellement possible, il répond que la nature est magnifique mais peut aussi être cruelle: le plus fort survit, alors que le plus faible tombe malade ou meurt. Il met alors en avant le côté solidaire de la vaccination: on se vaccine bien sûr pour soi-même d’abord, mais aussi dans l’idée de protéger les personnes sans défenses et d’offrir aux enfants une égalité de chance. Faut-il exclure les patients qui refusent la vaccination? Certains pédiatres le font, mais le Dr Fluri préfère prendre le risque de garder ces patients: avec le temps et les discussions, les doutes et les craintent s’envolent et la plupart choisissent finalement de se faire vacciner.

 

Enfin au personnel soignant qui hésite à se faire vacciner contre la grippe, il rappelle là aussi que la solidarité devrait passer avant une idéologie personnelle.

 


NT

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