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09.01.2019 - 16:30

Loi contre le terrorisme islamiste : les polices cantonales latines et bernoise la jugent précieuse

Le drapeau de l'Etat islamique
Le drapeau de l'Etat islamique

Les groupes Al-Qaïda, Etat Islamique et autres organisations apparentées restent interdits en Suisse.
Cette prorogation, au 1er janvier, de la loi entrée en vigueur en 2015 punit aussi les actions qui encouragent le terrorisme islamiste comme la propagande, les collectes de fonds, les voyages motivés par le djihad ou le recrutement de nouveaux adeptes. Les contrevenants risquent jusqu'à cinq ans de prison. Une nouvelle base légale, non-limitée dans le temps cette fois-ci, prendra le relais avant la fin 2022.
Après quatre ans de pratique, Christian Varone juge que ce texte est "particulièrement utile". Le président de la Conférence des commandants de police de Suisse romande, de Berne et du Tessin rappelle qu'auparavant il fallait démontrer être en présence d'une organisation criminelle à vocation terroriste pour pouvoir intervenir, "ce qui prenait un temps énorme". Depuis 2015, l'interdiction est immédiate.
Encore faut-il disposer d'informations.
C'est pourquoi, en Valais, une cellule a été constituée au sein de la police judiciaire. Ses effectifs ne sont pas communiqués mais sont en augmentation. Berne prend en charge 80% des salaires car le travail de ce Groupe d'Investigations Spéciales s'accomplit en étroite relation avec le Service de Renseignement de la Confédération. Le flux d'information est très régulier, "tout au long de l'année", précise Christian Varone.
Actuellement, une dizaine de personnes sont suivies de près sur le territoire cantonal.


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