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06.09.2019 - 14:43

Les propos de Jacqueline Lavanchy font bondir la Fédération d'élevage de la Race d'Hérens

©Joël Perrier

Une levée de boucliers dans le monde valaisan des reines, après l'interview de la candidate au Conseil des Etats Jacqueline Lavanchy ce vendredi matin sur Rhône FM.

 

Antispéciste et végane, la Martigneraine s'est dite résolument contre les combats de reines. «Peu de gens vont voir les combats, il y a beaucoup de touristes. Il faudrait pratiquer davantage de contrôles antidopage», a souligné Jacqueline Lavanchy. Faudrait-il interdire les combats ? La réponse a fusé, «tout à fait !»

 

«Un tollé parmi nos éleveurs»

La réaction du vice-président de la Fédération Suisse d'élevage de la Race d'Hérens, Benoît Berguerand, ne s’est pas fait attendre. Un vice-président très remonté qui a tenu à prendre la parole. «Quand elle vient nous dire qu’il y a personne dans ces combats de reines à part quelques touristes, faut qu’elle y aille une fois, qu’elle vienne nous voir. On fait ensemble le tour de la manifestation, où on accueille près de 4000 spectateurs dans un combat régional. Et 10’000, voire 12’000 spectateurs lors la finale régionale sur deux jours. Je tenais à rectifier ce qui a été dit par cette dame. Je ne vous le cache pas, cela fait le tollé parmi nos éleveurs et nos amis valaisans…»

 

«S’il vous plait, il ne faut pas raconter n’importe quoi»

Benoît Berguerand ne décolère pas. «Concernant le dopage, ça me fait bondir ! Les contrôles antidopage sont édictés par le vétérinaire cantonal. Lors de chaque combat, des contrôles sont effectués par les organisateurs et les commissaires sur plusieurs bêtes. Les résultats des analyses sont conservés durant deux ans dans les bureaux du vétérinaire cantonal. A ce jour, aucun contrôle positif n’a été constaté. Et malgré tout, nous maintenons les contrôles parmi nos reines. Donc, s’il vous plaît, il ne faut pas raconter n’importe quoi ».

 

Une crainte pour l’avenir ?

Pourquoi cette réaction de la part de la Fédération ? Faut-il craindre pour l’avenir des combats ? Benoît Berguerand répond du tac au tac : «Non absolument pas. Si je réagis, c’est parce que ce sont des propos qui sont faux. Tout ce qui doit être fait pour maintenir nos combats de reines, on le fait. Les contrôles sont faits, lors de tous les combats, régionaux et la finale nationale. Il n'y a jamais eu de contrôle positif, alors s’il vous plait, il ne faut pas raconter n’importe quoi. Voilà, c’est pour ça que je réagis.»

 

Ci-dessous, Benoît Berguerand prend la parole et ne mâche pas ses mots.


TS/FG

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