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24.06.2019 - 13:15

Les activistes d"Extinction Rebellion" s'organisent en Valais

Le 18 juin, des activistes d'Extinction Rebellion s'enchaînent au Palais fédéral
Le 18 juin, des activistes d'Extinction Rebellion s'enchaînent au Palais fédéral
Le 18 juin, des activistes d'Extinction Rebellion s'enchaînent au Palais fédéral
Le 18 juin, des activistes d'Extinction Rebellion s'enchaînent au Palais fédéral
La bannière valaisanne du mouvement "Extinction Rebellion"
La bannière valaisanne du mouvement "Extinction Rebellion"

Des opérations coup de poing, des images choc: le mouvement écologiste "Extinction Rebellion" se développe en Suisse. En Valais aussi, des actions sont désormais menées.

 

Leurs actions font du bruit en Suisse depuis le 13 avril 2019, date officielle du lancement du mouvement sur le territoire national. Bloquer un pont en centre-ville de Lausanne, jeter des bidons de faux sang à deux pas du Parlement, ou carrément s'enchainer au Palais fédéral… "Extinction Rébellion", XR pour les initiés, veut faire parler de lui et de sa cause. Ce mouvement écolo est né en 2018 au Royaume-Uni et serait désormais actif dans une cinquantaine de pays. Son objectif, affirme l’organisation: « Susciter, par le biais d'actions directes, un changement radical afin de limiter le réchauffement climatique».

 

Du sang versé, des activistes enchaînés

En Suisse, tout a été très vite : dès la fondation du mouvement sur le territoire le 13 avril 2019, des actions ont été menées. A Lausanne tout d’abord, là où les activistes sont les plus nombreux. On pense au blocage du pont Chauderon le 15 avril et le lunch sur la rue du Grand-Pont trois jours plus tard. Les actions sont montées d’un cran à Berne, où du faux sang a été versé à deux pas du Parlement le 6 juin dernier et où trois activistes se sont enchaînés au Palais fédéral le mardi 18 juin.

Alors, Extinction Rebellion, un mouvement extrémiste ? Faux ! répond Séverine Cesalli, porte-parole d'Extinction Rebellion Valais / Chablais. « Ce qui est extrémiste, c’est de continuer à détruire la planète sans rien faire !» Tous les moyens sont bons pour défendre la cause ? «Non, pas du tout, s’explique la porte-parole valaisanne. Il faut être non-violent, solidaire, tolérant (...) Alors oui, il clair que les images sont violentes et peuvent choquer, comme ce faux sang déversé sur la route. Mais la violence des images servent la cause, c’est l’objectif».

 

En Valais, une guérilla jardinière

En Valais, le mouvement existe, il compte aujourd'hui 280 amis sur Facebook et une centaine de membres. Des actions sont menées. Lundi dernier, le 17 juin, une guérilla gardening, «guérilla jardinière», a été organisée. «Nous avons mis en terre des plantons de comestibles, comme des tomates ou des courgettes, reprend Séverine Cesalli. Plantés dans les rues, dans les villes du Valais, de Monthey à Sion. Des endroits sous-exploités, ou déserts. L’idée est de préparer les gens au futur, la sécheresse qui se développe, le manque d’eau. Il faut pouvoir être autonome par rapport à l’industrie agro-alimentaire, c’est urgent».

 

«Extinction rebellion Valais / Chablais» entend continuer ses «coups» pour la défense de la planète. Deux fois par mois, des ateliers créatifs sont organisés et des opérations sont prévues. Comme le vendredi cinq juillet prochain à Martigny. On parle de l’organisation d’un apéro pique-nique en plein centre-ville.


Thomas Schürch / thomas.schurch@rhonefm.ch

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