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29.11.2019 - 12:00

"Le vitrail, c'est une question de santé publique". Le cri du cœur d'un professionnel de la branche

L'école suisse de vitrail et création de Monthey, la seule avec Berne, ouvre ses portes au public samedi entre 10h et 17h. Guy Cristina est directeur de l'école et définit de ce genre de création comme de la «poésie silencieuse». Peu connu, l’art du vitrail ne se cantonne pourtant pas seulement au sacré. «En Valais, nous avons tout un patrimoine, principalement dans les églises et les chapelles, mais il y a toujours eu des vitraux beaucoup plus modestes, des vitraux quasiment invisibles, par exemple au château de Chillon.» Dans le Lavaux, beaucoup de maisons comportent également ce genre de pièces, ajoute le président de l’association liée à l’école, Daniel Decleyre. 

 

Ce dernier regrette pourtant que cet art ne soit pas intégré lors de la construction des maisons actuelles, comme quand ont réfléchit à la couleur d'une peinture ou à la disposition d'une œuvre d'art. Poser un vitrail sur sa porte d'entrée, n'est-ce pas pourtant un luxe réservé à certaines personnes privilégiées? Pour lui, il est difficile de définir le luxe. «Mais c’est vrai que c’est un travail artisanal, un travail artistique. C’est sûr qu’il y a un coût. Mais on fait rarement des vitraux de 6 mètres carrés. Cela n’est donc pas forcément hors de prix.»

 

Dans tous les cas, les responsables de l'école l'affirment: oui, cette école de Rue de Venise perdurera encore longtemps et l'art qui va avec aussi. Une réflexion qui inspire son directeur. «Le vitrail, c’est une question de santé publique! Le fait de côtoyer de belles choses, c’est absolument fondamental. Je crois qu’on a un réel besoin de ces choses-là. Comme on a besoin de belle musique.»


Diana-Alice Ramsauer

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