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08.02.2018 - 07:00

Le "violeur à la cagoule" ne sera jamais jugé pour ses crimes

La police l’a surnommé "le violeur à la cagoule", on l’appelle également "le violeur de Martigny". Entre 1993 et 2000 il a terrorisé le canton et deux villes, Sion et Martigny, avec au minimum 10 viols.

 

A l'époque des faits, son portrait-robot est diffusé dans tout le canton : il porte une cagoule, au travers de laquelle on reconnaît des cheveux et des yeux clairs, il mesure entre 1m70 et 1m80, a un nez long et busqué. Il parle un français sans accent. Une chasse à l’homme d’envergure, du jamais vu en Valais, est menée. Des milliers de personnes vont être interrogées, plus de 2000 contrôles, 1000 tests ADN effectués, le FBI sollicité. En vain.

 

Les années vont passer, les derniers crimes connus remontent à l’an 2000. Le délai de prescription en matière de viol étant de 15 ans, l’affaire est désormais "éteinte".

 

Du côté de la Police cantonale, on refuse de communiquer. Du côté du ministère public, une simple réponse à notre courrier : "Le dossier dont vous faites mention a été classé, à la suite de la prescription des faits. Le magistrat qui s’en est chargé ne travaille actuellement plus au ministère public. Il ne sera donc pas possible pour nous de nous exprimer sur cette affaire classée."

 

Restent aujourd'hui les victimes. Pour Sébastien Fanti, l'avocat de l'une d'entre elles, l'affaire doit continuer à "vivre" : "Si cet homme n'est pas mort, il a continué j'en suis certain. C'est pourquoi toute personne qui a vu quelque chose, qui sait quelque chose, doit appeler les autorités."

Stéphanie (nom d'emprunt), a été victime du violeur en 1995. Près de 23 ans après, elle n'a pas oublié. Nous vous proposons son témoignage.

 


Thomas Schürch

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