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31.12.2017 - 08:05

Le Népal interdit l'Everest en solitaire: la réaction de Jean Troillet

Les alpinistes ne pourront plus gravir l'Everest en solitaire. Le Népal a pris cette décision en fin de semaine, avant que la saison 2018 ne débute. Le but: réduire le nombre d'accidents. Cette année, 10 personnes ont trouvé la mort sur le Toit du monde.

 

Une décision que ne comprend pas le célèbre himalayiste valaisan Jean Troillet. "Les accidents surviennent le plus souvent avec les touristes qui sont en groupe, oxygénés et portés par les sherpas. Le Népal ne parviendra pas à diminuer le nombre d'accidents de cette façon, il vise un faux problème".

 

Pour Jean Troillet, le vrai problème, ce sont plutôt les expéditions commerciales. Ceux qui accèdent à l'Everest aujourd'hui sont ceux qui ont le plus d'argent et qui peuvent se payer des sherpas et non plus forcément ceux qui ont le plus d'entrainement, déplore-t-il. Pour une expédition à l'Everest, selon différentes estimations, il faut débourser entre 50'000 et 70'000 francs.

A noter que l'année 2017 est une année record du point de vue du nombre de permis délivrés pour gravir la célèbre montagne, le Népal a accordé ce droit 373 fois. Les expéditions étant généralement réalisées avec l'aide d'un ou plusieurs guides et de sherpas, on estime à 750 le nombre de personnes attendues sur l'Everest.

 

A la question de savoir comment le mythique sommet peut retrouver ses lettres de noblesse, Jean Troillet répond de façon catégorique. "C'est dur ce que je vais dire, mais il faut enlever l'oxygène. Ainsi seuls ceux qui sont prêts physiquement et mentalement pourront atteindre le sommet".


JR

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