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11.06.2019 - 07:00

Le congé paternité reste un choix des employeurs, et tous n'ont pas la même générosité

Les employeurs ne doivent pas être obligés d'accorder un congé paternité rémunéré. C’est l’avis du Conseil fédéral, qui persiste à rejeter toute proposition en ce sens Le Gouvernement préfère privilégier le développement d'une offre d'accueil extrafamiliale et parascolaire. Une solution qui présenterait selon lui un meilleure rapport coût-bénéfices que le congé paternité. Des arguments que ne comprend pas l’Office cantonal de l’égalité et de la famille. Les explications de Isabelle Darbellay-Métrailler, chef d’office: 

Parmi les entreprises, certaines se montrent plus généreuses que d’autres en la matière. Dans le secteur privé, l’employeur se doit d’accorder au travailleur un à deux jours, selon les détails du contrat de travail. L’Etat du Valais, lui, accorde dix jours ouvrables pendant les deux premiers mois de l’enfant. Enfin Migros Suisse offre trois semaines rémunérées, ainsi que la possibilité d’y ajouter deux semaines non payées. Alors quand on connait la position du Conseil fédéral, qui refuse d’inscrire ces congés dans la loi, Migros pourrait-elle, à terme, envisager de faire marche arrière et réduire les privilèges ? Nous avons posé la question à Fabien Lafarge, responsable communication pour Migros Valais. 

A noter que les Conseil des Etats doit aussi se prononcer lors d’une prochaine session. Que ce soit sur l’initiative, qui demande quatre semaines de congé rémunéré, et du contre-projet, qui, lui, propose deux semaines.


Oriane Binggeli

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